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« Je n’aurais pas été un homme plus heureux si j’avais gagné un Grand Chelem », les confidences de Tsonga

« Je n’aurais pas été un homme plus heureux si j’avais gagné un Grand Chelem », les confidences de Tsonga
© AFP
Adrien Guyot
2 min de lecture

Jo-Wilfried Tsonga est un ancien 5e joueur mondial. Le Français, qui a remporté 18 titres sur le circuit ATP dont deux en Masters 1000, a également disputé la finale de l’Open d’Australie en 2008, éliminant notamment Murray et Nadal sur sa route avant de tomber contre Djokovic.

Le Manceau s’est construit un très bon palmarès, le tout en étant en compétition avec le Big 3, dans la période la plus relevée de l’histoire du tennis avec les trois plus grands joueurs de tous les temps.

Invité d’un podcast de Kevin Ferreira sur YouTube ces dernières semaines, l’ancien joueur de 40 ans, à la retraite depuis 2022, est revenu sur la période où il était sur le circuit.

« Je peux dire que j’ai battu tous les meilleurs joueurs du monde, tous les membres du Big 3. Mais, malgré tout, je crois que je n’aurais pas été un homme plus heureux si j’avais gagné un Grand Chelem.

J’aurais probablement eu quelques millions d’euros en plus sur mon compte bancaire, mais c’est un plaisir passager. Ce n’était pas l’objectif ultime de ma vie », a-t-il assuré avant d’évoquer son plus grand regret, qui ne concerne pas le jeu en lui-même.

« Qu’aurais-je pu mieux faire dans ma carrière ? Parler anglais. Analyser le reste du circuit en profondeur, me sentir à la maison partout dans le monde. Pour moi, c’était un obstacle.

Au début, je parlais tellement mal anglais que, même si j’ai fini par pouvoir tenir une conversation, je ne me sentais pas à l’aise. Cela ne me paraissait pas naturel, je devais me concentrer pour bien prononcer les mots, et ce n’est pas facile.

Je regrette de ne pas m’être ouvert davantage au monde. J’ai travaillé avec des entraîneurs étrangers, mais je l’ai fait assez tard. Je n’ai eu qu’un entraîneur australien (Roger Rasheed) et un entraîneur espagnol (Sergi Bruguera). J’ai beaucoup appris, mais j’aurais pu en faire plus », a conclu Tsonga.

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benhouria
benhouria • 14 abonnés
C'est à double tranchant : ça prouve qu'il sait se satisfaire de ce qu'il a et c'est une qualité dans la vie; mais quelque part, ça prouve aussi que ce n'était pas primordial, pas si important...
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clem59
clem59 • 86 abonnés
Exact.
1 réponses
FilsduTennis🏆
/FilsduTennis • 28 abonnés
Moi je comprends qu'il dit qu'il a fait une grande carrière en ayant eut 18 titres, une 5e place mondiale, battu tous les meilleurs (il a même été le premier à tous les battre en GC), mais n'aurait pas été plus heureux qu'il ne l'ai aujourd'hui avec un GC. C'est comme ça que je l'entend.
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benhouria
benhouria • 14 abonnés
Y a de quoi être heureux. Il a sa place à la fédération assurée pour les 40 prochaines années, payé grassement par les licenciés, symptôme et séquelle de l'éternel copinage. Pas de quoi être traumatisé, mais, surtout, pas besoin de "se défoncer" pour gagner un grand chelem :(
1 réponses
anthonylg
anthonylg • 396 abonnés
Il y a quelques lacunes aussi dans la formation peut-être, l'anglais et l'ouverture à un circuit international devraient être enseignés aux espoirs à côté du tennis...
Albert L.
Albert L. • 14 abonnés
C'est touchant de sincérité. Et c'est rare !
PrincedeBelgrade
/PrincedeBelgrade • 67 abonnés
Disons qu’avec un GC il aurait eu encore plus les médias francophones sur son dos……il s’est évité ce supplice
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