« Je n’ai jamais recruté Toni Nadal pour ça » : la mise au point d’Auger-Aliassime à Roland-Garros
En conférence de presse, le numéro 6 mondial a fait une mise au point : la terre battue n’a jamais été une obsession, et sa collaboration avec Toni Nadal répondait avant tout à une quête d’excellence, pas à un simple objectif de surface.
Qualifié pour les quarts de finale de Roland-Garros pour la première fois de sa carrière, Félix Auger-Aliassime poursuit son impressionnant parcours dans la capitale française.
Vainqueur de l'Argentin Alejandro Tabilo en trois sets, le Canadien confirme sa montée en puissance et s'affirme comme l'un des sérieux outsiders dans un tableau masculin plus ouvert que jamais.
Malgré ses excellents résultats sur l'ocre parisien, le numéro 6 mondial refuse toutefois d'être considéré comme un spécialiste de la terre battue.
« La terre battue n'a jamais été une obsession pour moi »
En conférence de presse, il a tenu à remettre en perspective sa progression sur cette surface et les raisons qui l'ont poussé à collaborer avec Toni Nadal.
« Depuis le début de ma carrière, je le répète souvent : la terre battue n'a jamais été une obsession pour moi. Peut-être que si je gagne le tournoi, je le dirai encore plus clairement. Bien sûr, je veux gagner ici comme partout ailleurs, mais je ne me définis pas comme un joueur de terre battue.
Quand j'avais 18 ans, mes entraîneurs pensaient que mon jeu était particulièrement adapté à cette surface. Ils m'ont envoyé disputer plusieurs tournois en Amérique du Sud, à Rio, Buenos Aires ou encore São Paulo.
Certaines années, je faisais même l'impasse sur la saison sur gazon pour jouer davantage sur terre battue. À ce moment-là, l'idée était clairement de développer cet aspect de mon jeu.Mais au fil des saisons, mon niveau s'est élevé et il est devenu naturel pour moi de privilégier les plus grands tournois sur dur, ainsi que les compétitions indoor en début et en fin d'année. »
Auger-Aliassime a également tenu à clarifier les raisons de son association avec Toni Nadal (2021-2024), souvent perçue comme un moyen de progresser sur terre battue.
« Je n'ai jamais fait appel à Toni pour devenir meilleur sur terre battue. Je voulais apprendre auprès de quelqu'un qui a atteint l'excellence en tant qu'entraîneur et qui possède une expérience unique au plus haut niveau.
C'était la véritable raison de notre collaboration. Son apport va bien au-delà d'une simple question de surface. »