« Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il s’adapte à l’équipe », Mathieu justifie son choix de sélectionner Moutet en Coupe Davis
La France jouera sa rencontre de Coupe Davis en Croatie vendredi et samedi sur la terre battue d’Osijek. L’enjeu est simple pour les Bleus, qui vont devoir l’emporter pour disputer le Final 8 de cette édition 2025 à Bologne en novembre.
Avant cette confrontation qui sera un remake de la finale de l’édition 2018, le capitaine Paul-Henri Mathieu a été contraint de changer ses plans ces derniers jours. Blessé au dos, Ugo Humbert a déclaré forfait, ce qui a obligé l’ancien joueur professionnel à appeler Giovanni Mpetshi Perricard et Corentin Moutet. Ce dernier est ainsi appelé pour la première fois, et Mathieu a justifié son choix ces dernières heures.
« Corentin (Moutet) a montré certaines garanties depuis plusieurs mois. Il est 39e mondial, on n'y arrive pas par hasard. On a pas mal échangé ensemble. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il s'adapte à l'équipe.
C'était le premier à reprendre la raquette la semaine dernière. Ça se passe très bien. Il a eu l'habitude de jouer en équipe de France quand il était jeune. Il sait comment ça se passe en groupe. J'insiste sur le fait que c'est important d'avoir cet état d'esprit collectif.
Il y a des règles et un cadre à respecter. Et tout le monde s'y plie. Ils sont contents de se retrouver sur une semaine où ils fonctionnent différemment du reste de l'année. Et représenter la France, ça amène toujours de la fierté », a assuré le capitaine qui a également fait le point sur la situation en double.
« J'ai décidé pour le premier tour contre le Brésil d'aligner Pierre-Hugues (Herbert) et Benjamin (Bonzi). J'étais plutôt satisfait de mon choix. C'était risqué parce qu'ils n'avaient jamais joué ensemble.
Il faut faire des choix, je pense à court terme mais aussi à moyen terme, pour voir les possibilités qu'on a de construire une équipe. Aujourd'hui, ce n'est un secret pour personne, il n'y a aucune équipe de double qui se détache réellement.
Ce n'est pas comme si on avait des n°1 ou 2 mondiaux ou des vainqueurs de Grand Chelem. Il faut voir quelle équipe on peut constituer. Il faut voir pour la suite », a assuré le capitaine français pour l'Équipe.