« J’aurais aimé ne pas me frustrer, mais c’est comme ça » : Fils revient sur son cassage de raquette à Madrid
Arthur Fils a tremblé à Madrid avant de valider son billet pour le troisième tour. Le Français revient sur sa frustration et sur cette victoire après un match de 2h50 qui l’a poussé dans ses retranchements.
Arthur Fils s’est fait peur, mais verra bien le troisième tour du Masters 1000 de Madrid. Sur une excellente dynamique après être parvenu à remporter le titre à l’ATP 500 de Barcelone, le Français, remonté à la 25e place, abordait donc ce tournoi dans la capitale espagnole avec confiance.
Toutefois, pour son entrée en lice, le joueur de 21 ans a dû s’employer pour venir à bout d’Ignacio Buse (6-7, 7-6, 7-5 en 2h50). Cette rencontre a d’ailleurs été marquée par la colère de Fils, qui a cassé sa raquette après avoir perdu la première manche face au Péruvien, 58e mondial et tombeur d’Adrian Mannarino pour son entrée en lice.
Après la rencontre, le principal intéressé est revenu sur son moment d’énervement ainsi que sur sa performance avant de retrouver Emilio Nava pour une place en huitièmes de finale.
« C'était une grosse bataille, face à un joueur qui joue très bien »
« C'était une grosse bataille, face à un joueur qui joue très bien. J'ai dû aller chercher des ressources, changer de tactique, ce n'était pas facile. Il y a eu un peu d'agacement, un peu de frustration. Mais ça fait partie du match. Ça fait partie d'un gros combat comme ça. C'est normal.
J'aurais aimé ne pas me frustrer, mais c'est comme ça. Ce n'était pas forcément dû à son jeu, c'était plus envers moi-même. Parfois, tu t'attends à jouer à un très haut niveau, à très bien enchaîner, à trouver directement les solutions.
Et ça peut être un peu frustrant quand tu as l'impression d'avoir le premier set en contrôle, tu mènes 4-2, 15-0, et puis, d'un coup, il te fait un passing et tu perds un peu le fil du premier set. Ce sont des choses qui arrivent.
« J'ai pris énormément de plaisir à la fin »
La raquette, c'est mieux de ne pas la casser, bien sûr. Mais aujourd'hui, ça m'a permis de me libérer un peu, d'enlever toute la frustration. Je ne vais pas dire aux enfants de casser des raquettes, ce n'est pas bien, mais aujourd'hui, ça m'a aidé. Il fallait que ça sorte.
J'ai pris énormément de plaisir à la fin. Même si j'ai perdu les longs rallyes, presque tous, mais j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir. Parce que c'est sympa, c'est la terre battue, c'est le gros combat. Et puis, à la fin, s'il gagne ou si je gagne, c'est presque pareil. Parce qu'on s'est fait une bonne bataille », a assuré Fils pour l’Équipe.
Ahh la bienpensance, que que c'est beau