« J’ai dû changer la tactique au milieu du deuxième set » : Fils évoque la clé de son succès renversant contre Jodar
Bousculé par Rafael Jodar, Arthur Fils a dû changer de plan pour s’en sortir à Barcelone. Avant la finale contre Andrey Rublev, le Français explique comment il a gardé son énergie et son sang-froid toute la semaine.
Arthur Fils disputera la deuxième finale de sa saison 2026. Après l’ATP 500 de Doha, le Français tentera de remporter le tournoi de Barcelone ce dimanche contre Andrey Rublev. Le 30e mondial a trouvé la solution pour venir à bout du prometteur Rafael Jodar (3-6, 6-3, 6-2 en 1h51).
Bousculé par la wild card espagnole, Fils a renversé la situation et visera un 4e titre en carrière. Avant cela, il est revenu sur sa performance contre le joueur de 19 ans, qui sera déjà 42e mondial lundi prochain.
« Dans le troisième, je me sentais de mieux en mieux »
« C'était un match difficile contre un super adversaire. Ce gamin va devenir très, très fort. Il me dépassait en vitesse pendant un set et demi. C'est sûr qu'il frappait très très fort. J'ai commencé le match en pensant qu'il allait peut-être louper, mais au final il frappait très bien, il me faisait louper.
J'ai dû changer la tactique au milieu du deuxième set. J'ai commencé à le faire bouger un peu plus, à utiliser mon coup droit et mon revers long de ligne. Je pense que ça a été la clé du match.
C'est grâce à ça que j'ai réussi à faire tourner le deuxième set. Dans le troisième, je suis passé devant et je me sentais de mieux en mieux. Mais c'est sûr que pendant un set et demi, ce n'était pas facile...
« Quand je perds un set, ce n'est pas la mer à boire »
Mais j'ai dû sauver deux balles de match lors de mon premier tour (contre Atmane). Alors, quand je perds juste un set, ce n'est pas la mer à boire. Physiquement, tout va bien. Je me sens bien, même dans la tête. Demain (dimanche), j'ai un gros match à jouer contre un très très bon joueur.
On va voir ce que ça donne, mais je pense que je serai prêt. J'ai perdu beaucoup moins d'énergie qu’à Miami. C'est surtout ça qu'on essaie de faire avec l'équipe. De rester tranquille même si on gagne.
Pas trop d'émotions. Toute cette semaine, c'est ce qu'on a fait. Pas de très grosses célébrations. Ça gagne, puis on retourne au travail. Si on gagne le tournoi, c'est une célébration.
Sinon, c'est tout. Je pense que c'est pas mal comme ça. Ça me permet de garder beaucoup d'influx nerveux. Et d'être prêt pour les derniers matchs de la semaine », a assuré Fils pour l’Équipe.
C'est prometteur ! 👍👍👍