« Il n’a plus cet esprit de renoncement » : Arthur Fils prêt à défier Sinner
Arthur Fils s’apprête à défier Jannik Sinner à Madrid, et Fred Verdier estime que ce duel n’est « même pas un test », mais une étape pour mesurer le vrai niveau du Français. Une rencontre riche en enseignements, quel que soit le scénario.
Arthur Fils n'est plus qu'à quelques minutes d'affronter le numéro 1 mondial et quadruple vainqueur en Grand Chelem, Jannik Sinner.
Un véritable défi pour le Français si l'on se base sur l'historique des joueurs tricolores, mais également une belle manière d'apprendre face à l'un des tout meilleurs au monde si l'on en croit les observateurs.
« Ce n’est même pas un test, c’est surtout une manière de voir où il en est »
En effet, Fred Verdier, journaliste et intervenant dans l’émission Sans Filet sur Winamax, s’est exprimé ce vendredi sur le cas du jeune Français.
« Ce n’est même pas un test, c’est surtout une manière de voir où il en est. Pour le coup, comme le dit la citation de Nelson Mandela : soit je gagne, soit j’apprends. Dans tous les cas, il va apprendre.
S’il gagne, il se dira qu’il est capable, qu’il a les jambes pour battre Jannik Sinner en Masters 1000. Ce serait colossal.
S’il fait un bon match, en deux sets serrés ou en trois manches, il va aussi en tirer des enseignements : comprendre où se fait la différence. »
« Arthur Fils n’a plus cet esprit de renoncement »
Il ajoute : « Et s’il prend une lourde défaite ou qu’il est nettement en dessous, il apprendra également.
Cela pourra, si besoin, le calmer, éviter tout excès d’enthousiasme avant Roland-Garros, et lui permettre de se situer par rapport aux tout meilleurs.
Je pense qu’il n’a plus cet esprit de renoncement, ce moment où l’on voit les jeux défiler en se disant que c’est impossible. Il est complètement au-delà de ça, il a passé ce cap.
Sur l’attitude, la niaque et le courage, il n’y aura pas de souci à se faire. Physiquement, il arrive vraiment intact, contrairement à sa demi-finale à Miami contre Jiří Lehečka. On sent qu’il rayonne de confiance.
Donc c’est un beau match à jouer pour lui, et à vivre pour nous. »