Fils prêt à enchaîner à Rome après sa demi-finale à Madrid : « J’adore être dans la bagarre »
À Rome, Arthur Fils veut avancer sans brûler les étapes. Le Français, en pleine montée en puissance après Barcelone et Madrid, raconte pourquoi chaque nouveau tournoi est un défi, avant un possible rendez-vous avec Jannik Sinner.
Arthur Fils semble monter en puissance cette saison. Absent à l’Open d’Australie, le Français ne cesse d’impressionner. Finaliste à Doha, le 17e mondial a ensuite atteint les quarts de finale à Indian Wells et les demi-finales à Miami.
Vainqueur du tournoi de Barcelone, le joueur de 21 ans a enchaîné avec une demi-finale à Madrid contre Jannik Sinner. Désormais, Fils va disputer le tournoi de Rome. Exempté de premier tour, il n’entrera en lice qu’au deuxième tour contre le vainqueur du duel 100% italien entre Andrea Pellegrino et Luca Nardi.
Un troisième tour contre Frances Tiafoe pourrait ensuite avoir lieu avant d’éventuelles retrouvailles avec Sinner, numéro 1 mondial, au stade des huitièmes de finale. Mais Fils ne veut pas se précipiter. Pas question pour le Français de griller les étapes, et la concentration est portée sur le deuxième tour.
« Ce n'est jamais facile de recommencer dans un nouveau tournoi à chaque fois »
« J'ai d'abord deux matches à gagner (avant d’affronter pourquoi pas Sinner), dont le premier, pas facile, contre un Italien. Je vais me prendre un petit chaudron, ça va être cool. Je suis d'abord concentré sur le premier tour, et puis, si ça doit arriver, ça arrivera, mais j'ai encore pas mal de temps.
Chaque semaine est nouvelle, les conditions changent, les adversaires aussi. J'aurais pu perdre au premier tour contre Buse à Madrid, j'aurais pu perdre au premier tour à Barcelone. Je ne perds pas, mais ce n'est pas loin.
Ce n'est jamais facile de recommencer dans un nouveau tournoi à chaque fois. Après, une fois que je trouve mon rythme dans un tournoi, je suis dur à battre, mais il faut le trouver, ce n'est pas facile.
J'adore être dans la bagarre, j'adore être dans le combat. Mes derniers premiers tours, j'en ai eu pas mal, c'était la bagarre. Comme j'aime bien jouer de longs matchs en général, je les gagne. Et, en plus, c'est bien parce que ça me permet de me mettre dans le rythme pour le tournoi », a assuré Fils pour l’Équipe.
Combien de temps lui faudra-t-il pour embêter puis battre Sinner ? Il a les armes.