Efremova : « Je vais essayer de faire comme Loïs Boisson l’année dernière »
À 17 ans, Ksenia Efremova s’apprête à découvrir le tableau principal de Roland-Garros grâce à une wild-card. Opposée à Sorana Cîrstea, la jeune Française aborde ce premier grand défi sans complexe et avec de grandes ambitions.
À 17 ans, Ksenia Efremova va vivre un moment important de sa jeune carrière : ses débuts dans le tableau principal de Roland-Garros.
Une étape symbolique pour une joueuse déjà présentée comme l’un des grands espoirs du tennis français, même si elle est encore en construction sur le circuit professionnel.
Son début de saison avait pourtant suscité beaucoup d’attentes. En janvier, elle s’était illustrée en remportant l’Open d’Australie juniors, un titre prometteur, mais qu’elle ne considère pas comme une finalité.
Pour ce premier grand tableau à Roland-Garros, elle bénéficie d’une wild-card, malgré un classement (625e) encore éloigné de celui des meilleures mondiales. Une situation qui ne l’empêche pas d’aborder son match avec confiance et enthousiasme.
Elle sera opposée à la Roumaine Sorana Cîrstea, joueuse expérimentée, classée à la 18e place mondiale.
« Je vais essayer de faire comme Loïs Boisson »
Dans une interview accordée à L’Équipe, la jeune Française aborde ce défi avec détermination et une certaine légèreté :
« Je vais me servir de l’ambiance du Suzanne-Lenglen à 100 %. J’adore jouer avec le public, m’encourager. Et puis, je m’entraîne ici, pas Cîrstea (rires). Je connais parfaitement le court. »
Ambitieuse, elle ne s’interdit pas de rêver grand, en s’inspirant notamment du parcours de Loïs Boisson l’an passé :
« Je vais essayer de faire comme elle l’année dernière. Une demi-finale, ce serait très bien (rires). Non, je veux juste faire bien. »
« La pression, je connais, il n’y a rien de nouveau »
Elle évoque aussi les difficultés parfois rencontrées par les jeunes joueuses encore peu connues sur le circuit :
« Parfois, c’est compliqué de trouver des partenaires d’entraînement. Quand vous êtes wild-card, les filles ne veulent pas toujours faire des sets avec vous.
Je ne dirai pas qui, mais une fille n’était pas très chaude pour faire un set. Elle a fini par accepter et je lui ai mis un set (rires). Après, elle avait changé d’avis. Bon, je ne vais pas dire que je gagne toujours, non.
Je sais qu’il y a des attentes autour de moi, mais il y a toujours de la pression quand on joue au tennis. Quand tu commences à jouer à ce niveau, tu sais que la pression sera là pendant toute ta carrière.
La pression, je connais, il n’y a rien de nouveau. L’an dernier, par exemple, pour mon match en qualifications, je suis entrée sur le court en étant très tendue. Ce n’est pas grave, je n’en suis pas morte. On avance et on continue. »