Eala après son parcours à Miami : « Les jeunes aux Philippines n’ont pas forcément besoin de s’inspirer de moi »
L’une des grandes révélations de ce début de saison 2025 se nomme sans aucun doute Alexandra Eala. La joueuse philippine, 140e mondiale avant le tournoi, avait bénéficié d’une wild card de la part des organisateurs du tournoi floridien, et a réalisé un parcours remarquable jusqu’en demi-finales.
Sur sa route, elle a notamment éliminé Jelena Ostapenko, Madison Keys et Iga Swiatek, avant de s’incliner après un ultime combat dans le dernier carré contre Jessica Pegula perdu en trois manches. Conséquence, la gauchère de 19 ans effectuera ses débuts dans le top 100 ce lundi à la parution du nouveau classement WTA.
En conférence de presse après son élimination contre l’Américaine, numéro 4 mondiale, Eala a évoqué le sport dans son pays et estime qu’elle ne doit pas forcément être une inspiration pour les jeunes philippins qui souhaitent se mettre au sport.
« L’académie Rafael Nadal a été ma maison au cours des sept dernières années. Bien sûr, ma famille mérite énormément de crédit pour avoir bâti la base de mon jeu quand j’étais jeune, mais l’académie n’a fait que renforcer cela et sans elle, je ne serais pas là où je suis aujourd’hui. La combinaison de tout ça, depuis que j’ai commencé le tennis, fait que j’en suis ici maintenant.
Aux Philippines, nous n’avons pas eu de joueur qui a fait de grandes choses dans ce sport dans l’ère Open, mais j’ai quand même eu des modèles dans ma vie. Je ne pense pas qu’être inspiré par des gens doit nécessairement venir des célébrités du pays dans lequel on a grandi, donc, dans mon cas, aux Philippines.
Par exemple, les jeunes dans mon pays n’ont pas forcément besoin de s’inspirer de moi. Ils peuvent s’inspirer des personnes qu’ils veulent, et c’est ce que j’ai fait en grandissant », a-t-elle assuré.