Djokovic se confie : « Le tennis n'est plus toute ma vie »
Le Serbe dévoile une vérité inattendue : le tennis ne suffit plus à définir sa vie.
Le décor est planté : en 2026, Novak Djokovic poursuit, raquette en main, l’écriture d’une légende déjà hors normes.
À Melbourne, sur les courts de l’Open d’Australie, il a une nouvelle fois rappelé qu’il reste un monument du jeu, en se hissant en finale au terme d’un combat titanesque face à Jannik Sinner.
Mais face au vent frais de la nouvelle génération, incarnée par Carlos Alcaraz, le rêve d’un 25e titre majeur s’est finalement dissipé.
Quelques semaines plus tard, dans le désert californien d’Indian Wells, son parcours s’est arrêté en huitièmes de finale contre Jack Draper.
Des performances solides, certes, mais qui laissent entrevoir une autre réalité : celle d’un champion contraint désormais de composer avec le temps qui passe.
« Pour être fort, il faut accepter d’être vulnérable »
C’est sans doute la prise de parole la plus marquante. Dans un entretien tout en lucidité, Novak Djokovic égratigne le mythe du champion intouchable pour dévoiler une facette plus humaine.
« Au fil des années, j’ai appris que le bien-être mental et émotionnel est essentiel. Sur le terrain comme en dehors, ils sont fortement liés.
Si quelque chose ne va pas en moi, cela se reflète inévitablement aussi dans mon tennis, il n’y a aucun doute là-dessus.
Pour moi, trouver cet équilibre a été possible en adoptant une approche plus globale et en acceptant le fait que je suis humain.
Je fais des erreurs et j’ai des faiblesses, c’est vrai. Mais pour être fort, courageux et accompli, il faut aussi se permettre d’être vulnérable », a déclaré le Serbe au média Esquire.
Une motivation intacte mais différente
Si certains pouvaient encore s’interroger sur sa soif de victoire, le Serbe balaie les doutes d’un revers de main : aujourd’hui plus que jamais, il joue par passion.
« Ce qui me pousse à continuer, c’est d’abord mon amour pour ce sport. Le tennis a été ma vie pendant si longtemps, et je continue de profiter de chaque instant sur le court.
J’adore la compétition, j’aime le défi, et je me sens toujours fort et capable de rivaliser avec les plus jeunes : c’est pour moi une grande partie du plaisir. »
« Le tennis est toujours très important… mais ce n’est plus tout »
Toutefois, avec le recul et l’expérience, son rapport au jeu s’est affiné, presque apaisé.
« Le tennis est toujours très important pour moi, mais ce n’est plus tout. Et, d’une certaine manière, cela me donne encore plus de force.
La motivation vient de mon amour pour ce sport, de la compétition et du défi constant avec moi-même ».
Tant qu'il se fait plaisir et qu'il peut participer à l'évolution du tennis sans être ridicule, il fait comme bon lui semble.
Et, manifestement, tous les autres sont bien contents, car les plus jeunes peuvent affronter le Goat et même le vaincre, et tous bénéficient de ses conseils et de son exemple.
Franchement, c'est gagnant-gagnant pour tout le monde.
Et il saura s'arrêter avant de tomber trop bas, c'est certain.
En attendant, qu'il profite et j'ai hâte de le revoir. 😍