« Contrairement à Alcaraz, Sinner ne s’achèterait jamais un yacht à 6 millions » : la sortie remarquée de Binaghi, patron du tennis italien
Jamais avare de déclarations fortes, Angelo Binaghi a une nouvelle fois fait parler de lui. En louant le professionnalisme et l'état d'esprit de Jannik Sinner, le patron du tennis italien a lancé une pique directe à Carlos Alcaraz.
Angelo Binaghi, président de la Fédération italienne de tennis, n’a jamais été du genre à mâcher ses mots.
Alors que l’Italie pourrait bientôt célébrer un nouveau sacre en Grand Chelem grâce à la qualification de Flavio Cobolli pour la finale de Roland-Garros, le dirigeant italien a profité d’un entretien accordé au Corriere della Sera pour mettre en avant l’attitude de Jannik Sinner.
Malgré sa baisse de régime apparente au deuxième tour face à Juan Manuel Cerundolo, le n°1 mondial avait choisi d’aller au bout de son match
« Sinner ne s'achèterait pas un yacht à six millions »
« Tout le monde cherche à comprendre le secret du tennis italien. Il n’y en a pas qu’un seul, mais tout commence aussi par des exemples comme celui de Sinner, qui reste sur le court sans se plaindre de sa condition physique.
Quand avait-on vu cela pour la dernière fois ? Pendant longtemps, nous admirions surtout des champions étrangers capables d’agir ainsi.
Moi-même, en tant qu’ancien joueur, j’ai connu une génération qui pensait qu’un peu de succès suffisait pour se permettre d’être arrogant ou de ne pas travailler assez.
Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir un champion tombé du ciel, qui montre la voie et rappelle chaque jour l’importance du travail.
Et si je peux me permettre une comparaison : contrairement à Alcaraz, Jannik ne s’achèterait jamais un yacht à six millions d’euros. J’en suis convaincu, et je doute que quelqu’un puisse me prouver le contraire. »