« C’est débile » : Loïs Boisson se confie avant Rome
Avant son premier match à Rome, Loïs Boisson a confié ses doutes après des mois compliqués. La Française dit se sentir mieux à l’entraînement, mais son bras reste fragile et son état d’esprit encore partagé.
Attendue par le grand public à Roland-Garros, Loïs Boisson n’est pas au mieux.
Après de longs mois de blessure, la Française a fait son retour sur le circuit à l’occasion du WTA 1000 de Madrid, où elle s’est inclinée sèchement dès le premier tour.
Engagée cette semaine à Rome, elle a pris le temps de répondre aux questions du journal L’Équipe avant son entrée en lice face à Katerina Siniakova (39e mondiale).
« C’est débile de faire des matches quand on est à 50 % »
« Après Madrid, je suis rentrée chez moi pour m’entraîner. Il était prévu que je dispute un WTA 125 entre les deux tournois, mais nous ne le sentions pas.
Je n’étais pas prête, pas encore à 100 % pour jouer des matches. L’objectif était donc de retourner à l’entraînement et de pouvoir enfin s’entraîner à pleine intensité, ce qui n’avait pas été possible avant Madrid.
On a fait le choix d’y aller, mais honnêtement, c’était sans vraiment savoir comment cela allait se passer.
J’y suis allée parce que j’avais besoin de revenir sur le circuit, mais je n’étais pas forcément prête. C’est pour cela qu’ensuite, j’ai choisi de rentrer pour vraiment reprendre des entraînements à 100 %.
On se rend compte que c’est débile de jouer des matches quand on est à 50 %. Là, on va voir comment ça se passe, et on s’adaptera en fonction. »
« Je ne vais pas mentir, c’est un peu mitigé dans ma tête en ce moment »
Elle ajoute : « Pour ma participation à Rome, tout dépendait de la semaine d’entraînement : si elle était validée ou non. Et là, ça a été le cas. C’était un peu le deal : si c’était validé, je venais ; sinon, je ne venais pas.
La différence, c’est qu’il y a eu de vrais entraînements pour la première fois depuis plusieurs mois.
Je me sens forcément plus prête, et plus les semaines vont passer, plus je le serai. Pour l’instant, on s’adapte en fonction de mon bras, car la blessure reste encore assez complexe.
Je ne vais pas mentir, c’est un peu mitigé dans ma tête en ce moment. Je n’ai qu’une envie : être sur les courts et jouer.
Je sais que je peux faire de belles choses, mais je sens que c’est encore compliqué.
Et c’est un peu dur d’avoir vécu cela l’année dernière (demi-finale à Roland-Garros) et d’arriver cette année dans des conditions complètement différentes, pas dans le bon sens. »
Elle n'a que 22 ans on pourrait se dire ok manque d'expérience mais dans son cas ce n'est pas la première fois qu'elle a des blessures puis de nouvelles blessures, enfin bon on se dirige vers une gestion de carrière façon Andreescu avec Nadal pour modèle...
La phrase forte : un équivalent de "mon équipe et moi on fait n'importe quoi", c'est de la grande philosophie façon Remi Gaillard.
Au moins on aurait souri en sortant des jeux de mots... car côté jeu je trouve cela plutôt triste et inquiétant
On est rassuré : juste quelques nouvelles que l'on connaissait déjà.
En même temps, si des joueuses ou joueurs de tennis devaient nous gratifier quotidiennement de phrases fortes, que resterait-il aux philosophes (les vrais, j'entends) ?
Bons matchs Loïs. J'aimerais qu'elle retrouve le goût de la victoire. Au haut niveau, on ne peut pas être mitigé.
Si c'est pour refaire un 1000 et ne pas assurer je vois pas l'intérêt pour elle de le faire.
Il aurait mieux qu'elle fasse des 125 avant histoire de retrouver son rythme et faire des matchs et faire le 1000.
A ce rythme là, si c'est juste faire des 1000 et enchaîner rg,...
On la retrouvera plus après un deuxième tour