« Aucun vol prévu avant lundi après-midi » : une journaliste décrit la situation des joueurs bloqués à Dubaï
Missiles, hôtels prolongés, silence pesant : la géopolitique a pris le dessus sur le tennis à Dubaï. Entre peur et patience, les joueurs attendent le signal du retour à la normale.
L'ATP 500 de Dubaï a pris un tournant géopolitique hier suite à l'envoi de missiles iraniens sur les Émirats arabes unis, en riposte à l'attaque conjointe menée par les États-Unis et Israël sur l'Iran.
Ainsi, les finalistes du simple, Daniil Medvedev et Tallon Griekspoor, ainsi que ceux du double, Harri Heliovaara, Henry Patten, Marcelo Arevalo et Mate Pavic sont pour le moment bloqués dans leur hôtel. Andrey Rublev, éliminé en demi-finale, est aussi concerné.
« Le tournoi a prolongé notre séjour à l'hôtel »
La journaliste Reem Abuleil, présente sur place, a fait le point sur cette situation exceptionnelle sur son compte X (anciennement Twitter) :
« Les joueurs et leurs coachs sont toujours à Dubaï, ainsi que les responsables, quelques journalistes, moi-même et le transcripteur du tournoi. Le tournoi a eu la gentillesse de prolonger notre séjour à l'hôtel jusqu'au 4 mars et nous sommes bien pris en charge.
J'ai quitté l'hôtel aujourd'hui et je séjourne chez un ami à Dubaï. Il y a eu des missiles et des drones interceptés, mais nous sommes pour l'instant en sécurité et nous attendons la réouverture de l'espace aérien.
Ils prolongent régulièrement la période de fermeture de l'espace aérien. Pour l'instant, aucun vol ne décollera jusqu'à 15h demain (lundi). Mais il est probable que cette mesure soit à nouveau prolongée. »