Arnaldi savoure sa qualification en deuxième semaine à Roland-Garros : « Je monte en puissance jour après jour »
Matteo Arnaldi n’a pas seulement battu Raphaël Collignon : il a survécu à une bataille de près de cinq heures, conclue dans une tension extrême. Le 104e mondial retrouve la deuxième semaine d’un Grand Chelem avec ambition et confiance.
Matteo Arnaldi est en huitièmes de finale de Roland-Garros. L’Italien, tombeur de Tallon Griekspoor en quatre sets puis de Stefanos Tsitsipas dans une configuration similaire, a écarté Raphaël Collignon au terme d’un match riche en rebondissements (6-4, 6-7, 5-7, 6-4, 7-6 en 4h59).
Revoilà le 104e mondial en deuxième semaine d’un Grand Chelem pour la première fois depuis Roland-Garros 2024. Le joueur de 25 ans a savouré sa victoire épique face au Belge.
« Quand on arrive au tie-break du cinquième set, c'est difficile de parler de tennis »
« Ce fut une bataille, un combat acharné. Nous avons joué à un très haut niveau du début à la fin et je suis super content de la façon dont ça s'est terminé. Après cinq heures, c'est difficile de parler de tennis, je suis juste heureux d'avoir passé le tour et d'avoir disputé un superbe tie-break.
C'est à ce moment-là que j'ai fait la différence, et c'était le plus important. J'ai même eu une balle de match à 5-4, mais il a très bien servi à ce moment-là ; à mon avis, j'ai joué à un niveau encore plus élevé au tie-break que pendant le reste du match, et j'en suis content. On a commencé sous la chaleur et le soleil et on a fini le soir, ce n'était pas facile de jouer dans des conditions aussi différentes.
Quand on arrive au tie-break du cinquième set, c'est difficile de parler de tennis, là, on parle d'émotions et de qui arrive à mieux les gérer. Honnêtement, je suis content d'être ici, de jouer au tennis et d'être toujours en lice. J'espère récupérer et être à 100 % contre Frances Tiafoe.
Je monte en puissance jour après jour, je me sens de mieux en mieux sur le court et si, avant le tournoi, on m'avait dit que j'allais jouer quatre heures, puis trois heures et demie et enfin encore cinq heures, et si on m'avait dit que j'allais gagner ces trois matchs, je n'y aurais pas cru », a assuré Arnaldi pour Super Tennis.
Donc content et pas surpris de le retrouver là.