« Après ma finale à Wimbledon en 2014, ma vie est devenue chaotique », affirme Bouchard
L’ancienne finaliste de Wimbledon s’est confiée sans filtre sur les années sombres qui ont suivi son explosion en 2014. Entre santé mentale, erreurs de parcours et poids des attentes, Eugénie Bouchard livre un récit poignant d’une championne en quête de paix intérieure.
Eugénie Bouchard a joué le dernier match de sa carrière tennistique le 31 juillet 2025 au WTA 1000 de Montréal afin de se consacrer au pickleball. Pour le podcast Tennis Insider Club, elle est revenue sur sa carrière.
Malgré une finale à Wimbledon en 2014 et une place de 5e mondiale, la Canadienne n’est jamais parvenue à confirmer par la suite.
« On ne parlait pas de santé mentale comme aujourd'hui »
Dans des propos relayés par Punto de Break, elle a déclaré : « Après une excellente année 2014, 2015 a été très difficile pour moi. C'était compliqué car on ne parlait pas de santé mentale comme aujourd'hui, et à cette époque, je souffrais beaucoup ; je n'osais tout simplement pas en parler.
Même admettre qu'on consultait un thérapeute était étrange ; les gens pensaient que j'étais folle ou faible. Je suis heureuse que ce soit devenu un sujet tout à fait normal, je suis contente que les choses aient changé, mais j'ai traversé une période très difficile et je ne pouvais pas en parler.
Les gens tiennent pour acquis que vous allez gagner, surtout après un grand résultat. Même si vous supprimez tout de votre téléphone, vous finissez toujours par l’apprendre ; l’information finit toujours par vous parvenir, même par le biais d’un ami ou d’un membre de votre famille.
« Quitter mon entraîneur m'a fait perdre la partie la plus stable de ma vie »
Le fait est que, quand on gagne, on peut faire ce qu’on veut, mais quand on perd, tout le monde analyse le moindre de vos gestes. C’est sans doute la nature humaine.
En 2015, j'ai pris une décision concernant mon entraîneur que je regrette aujourd'hui. Après cette finale (à Wimbledon en 2014), ma vie est devenue chaotique : l'attention médiatique, les sponsors, et des changements à tous les niveaux.
Je travaillais avec Nick Saviano, mon mentor dans le tennis, et le quitter m'a fait perdre la partie la plus stable de ma vie. Tout autour de moi a changé, ce qui n'a pas aidé à court terme, mais il y avait aussi le poids des attentes.
Avant, si je gagnais, c'était incroyable, et si je perdais, c'était normal ; maintenant, si je gagnais, c'était attendu, et si je perdais, c'était une catastrophe. Tout résultat inférieur à la finale était considéré comme un échec. »
elle me fait penser un peu à Kournikova top 8 à 19 ans 1/2 en GC à 16 ans mais qui n'a jamais gagné de titre en simple ( en revanche un très bon palmarès double 16 titres dont 2GC).
Presque un scénario digne des duels épiques dans l'histoire.
Pourtant, elle n'était pas dotée d'un physique dominant pour ce sport. De plus, elle combattait déjà un peu de pépins côté physique... La pression médiatique aura été ensuite impossible à surmonter avec le temps.
Oui, un peu de Kournikova là dedans mais aussi l'impossibilité pour elle d'accepter de se rabattre sur un rôle de seconde dans le classement de la WTA pour un temps avant peut-être de remonter aux avant-postes.