Andreescu évoque son passage sur le circuit secondaire : « Les tournois ITF, ce n’est pas du niveau de Mickey Mouse »
Bianca Andreescu a remporté son premier tour des qualifications à Roland-Garros. La Canadienne a évoqué ces dernières heures son passage par le circuit secondaire pour accumuler de la confiance ces derniers mois et qui lui fait du bien.
Bianca Andreescu doit passer par les qualifications de Roland-Garros. La Canadienne, qui a remporté l’US Open il y a sept ans, espère disputer le tableau principal du Grand Chelem parisien pour la cinquième fois sur les six dernières éditions. La joueuse de 25 ans a en tout cas débuté avec un succès en deux manches contre la Française Daphnée Mpetshi Perricard (6-3, 6-2).
Alors que la 160e mondiale avait décidé de faire l’impasse sur l’Open d’Australie pour accumuler du rythme et des matchs sur le circuit ITF en début de saison, la principale intéressée salue son choix d’avoir manqué le tournoi à Melbourne afin de retrouver confiance. Elle n’est plus qu’à deux victoires de disputer le tableau principal et jouera face à Veronika Hruncakova.
« Le niveau en ITF est super élevé »
« Je regardais bien sûr les matchs à l’Open d’Australie et j’étais très attentive à tout cela, et bien sûr j’aurais aimé être sur place, mais je savais au fond de moi que ma place était à ces tournois ITF.
On avait eu l’occasion de le faire l’année dernière, et même l’année d’avant, mais mon ego m’en a clairement empêchée. Mais à un moment donné, j’ai dû mettre ça de côté parce que ce que je faisais ne marchait pas.
Je me suis engagée là-dedans et, évidemment, ça n’a pas été la décision la plus facile, mais le niveau reste très élevé. Je ne veux pas que les gens pensent que les ITF, c’est du niveau de Mickey Mouse. Le niveau est vraiment super élevé.
J’ai disputé des matchs très serrés et je suis super contente d’avoir pu enchaîner les matchs. J’ai joué environ 14 ou 15 matchs en trois semaines et je me sentais très bien. C’était l’objectif : juste jouer, jouer, jouer.
« Ma façon de voir la victoire et la défaite a changé »
J’ai l’impression que ma patience s’est nettement améliorée. Et je pense aussi que ma façon de voir la victoire et la défaite a également changé. Avant, je m’identifiais trop aux résultats, et maintenant, je me concentre davantage sur ma façon de me comporter sur le court.
Je me demande toujours : "Est-ce que j’ai donné le meilleur de moi-même ?" Et puis, bien sûr, je travaille avec mon nouvel entraîneur, Dusan (Vemic). On a beaucoup travaillé sur différents aspects tactiques et techniques, donc l’objectif est de voir si je peux appliquer ce sur quoi on a travaillé pendant les matchs.
Ce sont ces éléments qui sont essentiels pour moi en ce moment », a assuré Andreescu pour le site officiel de Roland-Garros ces dernières heures après son succès contre la Française.