« Affaires volées, raquettes cassées » : les confidences choc de Marion Bartoli sur le tennis féminin
Consultante sur RMC, Marion Bartoli décrit un quotidien parfois difficile dans les vestiaires du tennis, notamment chez les jeunes joueuses, où la concurrence peut dépasser les courts.
Marion Bartoli a livré des confidences saisissantes sur l’ambiance parfois pesante du tennis professionnel et des circuits juniors.
Consultante dans l’émission « Les Grandes Gueules du Sport » sur RMC, l’ancienne numéro 7 mondiale et lauréate de Wimbledon en 2013 est revenue sur les conditions de vie particulières des joueuses lors des tournois.
« Tu te fais piquer tes affaires, tu te fais casser ta raquette »
« Dans un tableau de Grand Chelem, au départ nous sommes 128. Donc tu partages une pièce assez petite et tu es en capacité de jouer la personne qui est à côté de toi, qui est en train de se préparer.
Tu partages des moments d’intimité pendant 15 jours avec tes futures adversaires, qui ne sont là que pour te battre. C’est une ambiance très particulière. »
Marion Bartoli évoque également des souvenirs remontant à ses années juniors, où les conditions étaient encore plus rudes :
« À l’époque, tu n’as pas de vestiaire fermé, pas de casier avec cadenas. Donc tu te fais piquer tes affaires, tu te fais casser ta raquette, couper les cordages. »
« On devient complètement parano »
L’ancienne championne raconte même une expérience personnelle marquante :
« Je me suis fait déchirer une paire de chaussures chez les juniors. Quand on n’a pas d’argent, il n’y a rien à gagner, on essaye juste de sortir de ce marasme pour devenir professionnel.
C’est là que les pires ambiances existent, car tout est permis. Il est impossible de savoir qui a fait ça, donc on devient complètement parano. »
Elle évoque enfin une méfiance générale qui peut s’installer jusque dans les gestes du quotidien :
« Il y a aussi eu beaucoup d’histoires avec les bouteilles d’eau. On a peur que quelqu’un mette quelque chose dedans, donc on fait très attention. »