« Elle n'habite pas à Moscou » : la réponse du Kazakhstan à la Russie au sujet de la nationalité de Rybakina
Elle a conquis le monde du tennis, mais son triomphe aux WTA Finals a réveillé les rancunes. Entre fierté nationale et querelles diplomatiques, Elena Rybakina se retrouve au cœur d’un bras de fer inattendu entre Moscou et Astana.
Elena Rybakina est de retour à son meilleur niveau. La 5e mondiale a fini fort la saison 2025 avec des titres au WTA 500 de Ningbo mais surtout aux WTA Finals, puisqu’elle a battu Aryna Sabalenka en finale pour s’adjuger le graal à Riyad.
Le succès de la joueuse de 26 ans fait toutefois grincer des dents en Russie. Née à Moscou, la principale intéressée a changé de nationalité en 2018 et représente depuis le Kazakhstan.
La Fédération de tennis au Kazakhstan répond à Tarpischev
Ces derniers jours, Shamil Tarpischev, le président de la Fédération russe de tennis depuis 1999, avait évoqué Rybakina : « Elle vit à Moscou, elle a la nationalité russe. Sa nationalité sportive est celle du Kazakhstan. Elle a fait ce choix pour sa carrière ». Une information qui a vite été balayée par la Fédération kazakhstanaise de tennis, qui a répondu dans un communiqué.
« Les informations diffusées, accompagnées d'un commentaire du président de la Fédération russe de tennis Shamil Tarpischev concernant la nationalité d'Elena Rybakina, ne correspondent pas à la réalité.
Elena Rybakina n'habite pas à Moscou. Elle est citoyenne de la République du Kazakhstan, possède un passeport et est enregistrée dans la capitale Astana. Elena (Rybakina) l'a elle-même déclaré à plusieurs reprises.
La Russie fait face au départ de plusieurs membres du circuit WTA
Les affirmations selon lesquelles elle aurait la citoyenneté russe ou une certaine "citoyenneté sportive" ne correspondent pas à la réalité : le concept de "nationalité sportive" n'existe pas au Kazakhstan.
Elena Rybakina représente officiellement le Kazakhstan depuis 2018 dans tous les tournois internationaux et est membre de l'équipe nationale du pays », a ainsi écrit la Fédération.
Ces derniers mois, la Russie a vu de nombreuses de ses joueuses changer de nationalité. Ainsi, Daria Kasatkina (Australie), Elena Avanesyan (Arménie), Anastasia Potapova (Autriche), Maria Timofeeva, Polina Kudermetova, Kamilla Rakhimova (Ouzbékistan) ou encore Ksenia Efremova et Varvara Gracheva (France) ont été concernées.
Comme cela posait problème aux autorités soviétiques précédemment.
Et comme plus tôt encore, cela posait problème aux différents tsars.
Les difficultés des dirigeants russes avec le concept de liberté ce n'est pas vraiment nouveau.
De même pour la jeune EFREMOVA, il me semble.