« Federer était un modèle » : Rusedski alerte sur le rythme infernal d’Alcaraz
Selon Greg Rusedski, Carlos Alcaraz devrait s'inspirer de Roger Federer concernant la gestion de son calendrier.
Dans son podcast, l’ancien numéro 4 mondial Greg Rusedski s’est penché sur la gestion du calendrier de l'Espagnol Carlos Alcaraz.
« Alcaraz enchaîne peut-être un peu trop en ce moment. Si on remonte à la fin de 2025, il n’a quasiment pas eu de vraie préparation hivernale.
Il a disputé plusieurs exhibitions aux États-Unis, puis il est passé par la Corée avant l’Open d’Australie, et ensuite Doha. Résultat : il joue sans arrêt depuis des mois, toujours pied au plancher.
À ce rythme-là, même les meilleurs peuvent finir par coincer. Et on le sait, sur le circuit, être au top chaque semaine, c’est extrêmement exigeant. »
S’inspirer du modèle Federer
Pour le Britannique, Alcaraz gagnerait à s’inspirer de la gestion millimétrée de Roger Federer, référence absolue en matière de longévité.
« Là-dessus, Federer était un modèle. C’est aussi pour ça qu’il a duré si longtemps au plus haut niveau. Il choisissait ses tournois avec précision.
Moi, par exemple, je jouais environ 12 tournois par saison, et j’en gagnais une bonne partie. J’arrivais frais à chaque échéance importante. »
Rusedski pointe aussi du doigt les exhibitions, jugées trop nombreuses.
« À mon sens, Carlos a trop joué en exhibition. Même si ça se passe en décembre et pas en pleine saison, le corps, lui, ne fait pas la différence. Il a besoin de vraies périodes de récupération.
Peu importe ton talent, si tu perds 2 ou 3 % de ton niveau, ça se paie tout de suite. Des joueurs comme Arthur Fils peuvent se rapprocher.
Il y a aussi Daniil Medvedev, qui l’a battu à Indian Wells, ou encore Sebastian Korda, très performant récemment. Et dans les moments clés, Carlos a parfois manqué de fraîcheur et de lucidité. »
D'où ses 15 titres en carrière.