« Il a pris le premier vol pour Alicante » : les coulisses du divorce progressif entre Alcaraz et Ferrero
Des absences répétées, un père agacé, un entraîneur qui quitte Paris sans un mot : les dessous du divorce entre Carlos Alcaraz et Juan Carlos Ferrero dévoilent une histoire de confiance brisée.
La rupture brutale entre Carlos Alcaraz et Juan Carlos Ferrrero n'a cessé d'alimenter les médias cette semaine, plusieurs sources espagnoles évoquant diverses raisons pour expliquer ce divorce soudain.
Si Marca se penchait, ces derniers jours, sur un conflit d'ordre contractuel, le site La Verdad, quant à lui, entre plus en détail sur la détérioration progressive, mais certaine, de la relation entre Ferrero et la famille Alcaraz.
« Le premier accrochage notable est survenu en 2023 »
Le journaliste Francisco J. Moya évoque en effet un « divorce progressif », qui aurait débuté il y a plus de deux ans, plus précisément lors de la tournée sud-américaine de 2023.
« Le premier accrochage notable est survenu en 2023, lorsque Ferrero a décidé — sans consulter personne — qu’il n’allait pas accompagner Carlitos lors de la tournée sud-américaine sur terre battue et a envoyé à sa place le vétéran Antonio Martínez Cascales, qui avait été son entraîneur et qui l’avait mené des courts de Villena jusqu’à la place de numéro un mondial. »
Une décision qui a pris de court le père d'Alcaraz, qui a commencé à s'agacer, à devenir « mal à l'aise » par rapport aux absences à répétition de Ferrero sur différents tournois. C'est dans ce contexte que le recrutement de Samuel Lopez était intervenu l'an passé, avant la rupture cet hiver.
« Il a pris le premier vol pour Alicante »
Le dernier épisode en date remonte au Masters 1000 de Paris, où Alcaraz avait étonnamment été éliminé d'entrée par Cameron Norrie :
« L'empressement de Ferrero à quitter les installations de La Défense a surpris le reste du clan Alcaraz. Ce devait être un moment clé pour analyser cette défaite, instaurer une présence renforcée auprès d’Alcaraz et un soutien moral en vue des ATP Finals de Turin. Mais Ferrero a pris le premier vol pour Alicante et est rentré chez lui. »
Le média précise que le fameux contrat n'a pas été le motif principal de rupture, le « salaire et les pourcentages pouvant être négociés. »
« Ferrero souhaitait que son académie reste le camp de base »
Enfin, le dernier conflit entre les deux hommes est intervenu sur le lieu d'entraînement, Alcaraz privilégiant désormais sa nouvelle académie située chez lui, à El Palmar.
« Pour Alcaraz, s’entraîner chez lui, dans le club familial, et passer le peu de temps libre qu’il a à Murcie auprès des siens n'est pas quelque chose de négociable. Il a clairement indiqué il y a deux ans qu’il ne retournerait plus à Villena, lieu de l'académie de Juan Carlos. Ferrero, lui, souhaitait que son académie reste le camp de base du n°1 mondial. »