Un ton au-dessus d'Alcaraz, Sinner redevient n°1 mondial mais ne s'enflamme pas à Monte-Carlo.
Jannik Sinner a frappé un grand coup à Monte-Carlo en dominant Carlos Alcaraz et en retrouvant la place de numéro 1 mondial. Mais l’Italien regarde déjà plus loin, avec Roland-Garros en ligne de mire.
Il y a des matchs qui comptent plus que d'autres. La finale de cette édition 2026 du Masters 1000 de Monte-Carlo en fait partie.
Tous les voyants au vert pour Sinner
Jannik Sinner a remporté bien plus qu'un duel face à Carlos Alcaraz. Il a enfin signé une deuxième victoire face à l'Espagnol sur terre battue, 4 ans après la première (Umag 2022) et remporté son premier gros titre sur la surface. De quoi renforcer sa confiance actuelle et lui offrir un ascendant psychologique important en vue des semaines à venir.
Il retrouvera aussi la place de numéro 1 mondial dès lundi. Une satisfaction toute relative pour l'Italien qui n'y voit qu'un accomplissement secondaire. Il préfère se concentrer sur les enseignements très positifs de sa semaine monégasque.
Sinner sait que la route reste encore longue vers son objectif suprême : un sacre à Roland-Garros début juin.
Le titre et la dynamique au-dessus de la place de numéro 1
Sinner : « Je ne sais pas par où commencer. Je suis arrivé ici (à Monte-Carlo) pour jouer autant de matchs que possible, pour savoir où j'en étais sur terre battue avant les autres gros tournois qui arrivent (Madrid, Rome et Roland-Garros).
Aujourd'hui c'était du très haut niveau. Les conditions étaient difficiles avec pas mal de vent. Des conditions très différentes des jours précédents.
C'est fantastique de retrouver la place de n°1 mondial. Ça signifie beaucoup pour moi et en même temps, comme je le dis toujours, le classement est secondaire. Je suis très content d'avoir enfin gagné au moins un gros trophée sur cette surface. »
Sinner parfaitement lancé vers Roland-Garros ?
Jannik Sinner était passé à un seul petit point du titre l'an dernier face à Carlos Alcaraz à Roland-Garros (3 balles de match manquées). Pourtant il n'arrivait pas dans les meilleures dispositions après avoir manqué 3 mois de compétition en raison de sa suspension.
Il avait repris la compétition à Rome, deux semaines seulement avant de débuter à Paris.
Les choses se présentent complètement différemment cette année. Il était venu à Monte-Carlo pour se roder sur la surface, c'est chose faite. Les Masters 1000 de Madrid puis de Rome nous diront à quel point.
Reste à savoir si ses adversaires, Carlos Alcaraz en tête, parviendront à se montrer suffisamment forts pour parvenir à insinuer le doute dans son esprit, et l'empêcher d'arriver en grandissime favori dans la capitale française ?