Shapovalov raconte sa leçon face à Federer : « Il faisait ce qu’il voulait »
Admirateur de Roger Federer depuis l’enfance, Denis Shapovalov n’a jamais oublié leur confrontation à Miami. Le Canadien revient également sur ses affrontements face à Novak Djokovic et Rafael Nadal.
Dans un entretien accordé à Sam Querrey, Denis Shapovalov s’est confié sur les joueurs qui ont le plus marqué sa carrière.
Parmi eux, Roger Federer occupe une place particulière. Son unique affrontement contre le Suisse, en demi-finale de Miami 2019 (6-2, 6-4), reste gravé dans sa mémoire.
« Je n’ai joué qu’une seule fois contre Roger et il a fait ce qu’il voulait sur le court. Honnêtement, il m’a donné l’impression d’être encore un junior », a confié le Canadien.
Grand admirateur de Federer depuis l’enfance, notamment pour son revers à une main et son style offensif, Shapovalov reconnaît avoir toujours cherché à s’inspirer de son jeu.
Djokovic, l'adversaire le plus difficile
S’il devait désigner l’adversaire le plus difficile de sa carrière, son choix se porte sans hésitation sur Novak Djokovic.
« J’ai disputé beaucoup de matchs accrochés contre lui, mais je n’ai jamais réussi à franchir la dernière marche », admet-il. Le Canadien est notamment revenu sur sa demi-finale de Wimbledon 2021 (7-6, 7-5, 7-5), où il a cru pouvoir faire tomber le Serbe.
« Avant le match, je pensais avoir peu de chances. Mais pendant le premier set, j’avais vraiment le sentiment de dominer Novak. Peut-être que j’étais trop confiant. J’ai perdu cette manche et tout a changé à partir de là. »
« Je savais ce que je devais faire pour mettre Nadal en difficulté »
À l’inverse, Shapovalov estime avoir mieux compris la manière d’aborder ses duels face à Rafael Nadal. Malgré plusieurs défaites, il avait le sentiment de disposer des armes nécessaires pour inquiéter l’Espagnol.
« Je savais ce que je devais faire et comment le mettre en difficulté. Quand il évoluait à son meilleur niveau, il n’y avait pratiquement rien à faire, mais j’avais toujours l’impression d’avoir ma chance contre lui. »
Revers sauté et Carlos Alcaraz
Le Canadien est également revenu sur son spectaculaire revers sauté, devenu sa marque de fabrique presque par hasard.
Initialement utilisé lors d’un tournoi junior pour soulager une gêne au genou, ce mouvement est ensuite devenu une plaisanterie récurrente à l’entraînement.
Mais c’est à Shanghai qu’il a pris une autre dimension : exécuté en pleine rencontre, il a déclenché l’enthousiasme des spectateurs et est rapidement devenu sa marque de fabrique.
« La foule est devenue complètement folle et je me suis dit : "Pourquoi ne pas en tenter un autre ?" », raconte-t-il.
Enfin, lorsqu’on lui demande pour quel joueur il paierait aujourd’hui une place au premier rang, sa réponse est immédiate : Carlos Alcaraz.
« C’est un joueur incroyable à regarder. À chaque match, il réussit quelque chose de spécial », estime Shapovalov.