Shapovalov et la terre battue, une histoire compliquée : « Dans un monde idéal, elle n’existerait pas »
Éliminé dès son entrée en lice à Roland-Garros, Denis Shapovalov a encore souffert sur terre battue. Après une saison compliquée et un match perdu contre Jaime Faria, le Canadien a livré un constat sans détour, presque radical.
Denis Shapovalov a été éliminé dès son entrée en lice à Roland-Garros. Après une saison de terre battue compliquée marquée par deux succès en sept matchs, le Canadien s’est incliné contre Jaime Faria, déjà tombeur de Grigor Dimitrov en qualifications (6-4, 7-5, 6-4 en 2h31).
Dans sa carrière, le 39e mondial n’a jamais dépassé le stade des seizièmes de finale à Paris. De façon générale, le demi-finaliste de Wimbledon en 2021 n’a jamais vraiment brillé sur terre battue.
« On a l'impression que la saison de terre battue dure dix ans à chaque fois »
Mis à part une demi-finale à Madrid en 2018 et une autre à Rome en 2020, Shapovalov n’a jamais été performant sur cette surface. Dans sa carrière, il n’a disputé qu’une seule finale sur ocre sur le circuit principal (perdue contre Casper Ruud à Genève en 2021). Très énervé après son match, le joueur de 27 ans semble soulagé de voir la tournée de gazon débuter après la fin de Roland-Garros.
« Dans un monde idéal, la terre battue n’existerait pas. Je le répète après chaque saison. Je me dis à moi-même : "Tu sais quoi ? L’an prochain, je ne jouerai pas sur terre battue." Je n’en vois pas l’intérêt.
Arrivé à un certain moment dans la saison, c’est difficile. Je sens que mes qualités ne m’aident pas autant qu’elles le devraient sur cette surface et dans ces conditions. On a l’impression que la saison de terre battue dure dix ans à chaque fois », a assuré Shapovalov pour Punto de Break.