Pegula, reine des matchs gagnés en trois sets : « Si je dois gagner comme ça toute ma vie, je signe »
Jessica Pegula a souffert tout au long de la semaine à Charleston. Mais l'état d'esprit remarquable de la 5e mondiale lui a permis de s'en sortir à chaque fois dans la difficulté. La voilà à seulement une marche du doublé dans ce tournoi.
Cette semaine, Jessica Pegula a plié plus d’une fois, mais n’a jamais rompu. La 5e mondiale, tenante du titre du WTA 500 de Charleston, peut encore espérer faire le doublé en Caroline du Sud.
Mais la joueuse de 32 ans s’est grandement compliquée la tâche avec quatre succès obtenus en trois sets à chaque fois face à Yulia Putintseva, Elisabetta Cocciaretto, Diana Shnaider et Iva Jovic lors de la demi-finale. Face à cette dernière, Pegula a surmonté un break de retard dans la troisième manche avant d’inverser la tendance (6-4, 5-7, 6-3 en 2h34).
En finale, celle qui a passé 10 heures sur le court cette semaine affrontera la surprise Yuliia Starodubtseva, tombeuse de Madison Keys (6-1, 6-4) dans le dernier carré et qui a passé quatre heures de moins que Pegula en ayant joué pourtant un match de plus dans ce tournoi. Après sa victoire contre Jovic, l’Américaine est revenue sur sa performance.
« Je suis plus fière de m'être maintenue dans le top 10 que d'y être entrée »
« Je suis un peu fatiguée des trois sets, mais si je dois gagner comme ça toute ma vie, je signe. Aujourd’hui, je pensais peut-être pouvoir gagner en deux manches, mais je n’ai pas réussi.
Quand tu as un break d’avance, tu te libères davantage et tu commences à mieux lâcher tes coups. Je sentais que je jouais de façon plus prudente cette semaine, donc il fallait que je sois plus agressive.
Le changement de surface et le passage à la terre battue, où il faut davantage bouger au niveau des pieds, en plus de la fatigue, rend tout cela très difficile. Je me souviens parfaitement de tous les matchs difficiles que j’ai joués ici ces dernières années.
Je suis déjà passée par des situations similaires dans ce tournoi. Je suis plus fière de m’être maintenue dans le top 10 mondial que d’y être entrée. Tout le monde peut avoir une très bonne saison, mais le plus dur, c’est de confirmer », a assuré Pegula pour Punto de Break.
Quand on voit la quantité de joueuses ayant pris leur retraite avant son âge à elle.