« Nous n’avons pas le dernier mot » López répond cash sur les wildcards à Madrid
Les wildcards du Mutua Madrid Open font débat, et Feliciano López contre-attaque. L’Espagnol affirme que les réseaux sociaux déforment tout, évoque l’influence d’IMG et rappelle que le tournoi a longtemps profité au tennis espagnol.
À chaque tournoi, les choix des invitations (wildcards) suscitent incompréhension et parfois colère chez une partie du public.
Cette année encore, la tension est montée d’un cran à Madrid, après l’annonce de wild-cards attribuées à de jeunes joueurs comme Manas Dhamne ou Moïse Kouamé.
Présent au prestigieux gala des Laureus World Sports Awards, Feliciano López, directeur du tournoi madrilène, a pris la parole pour répondre frontalement aux critiques.
« 99 % des commentaires ne savent pas de quoi ils parlent »
Avec franchise, l’ancien joueur espagnol a ciblé la polémique alimentée sur les réseaux sociaux :
« Chaque information est amplifiée et les réseaux sociaux n’aident pas du tout : sur 100 commentaires, 99 proviennent de personnes totalement inconscientes de ce dont elles parlent. »
Au cœur de son explication, Feliciano López insiste sur un point souvent ignoré selon lui : les sociétés de management comme IMG et d’autres partenaires influencent fortement les décisions.
« Nous ne sommes pas les propriétaires du tournoi. Ce sont d’autres entreprises, avec d’autres intérêts et des clients à satisfaire. Nous n’avons pas le dernier mot. »
Une période plus favorable pour le tennis espagnol sous Ion Țiriac
Enfin, López a également tenu à replacer le débat dans une perspective historique. Selon lui, le tennis espagnol a largement bénéficié du tournoi pendant des années :
« Ce tournoi a 25 ans, et le tennis espagnol en a profité pendant environ 19 ans. »
Mais il reconnaît aussi une évolution du contexte, notamment depuis les changements de gouvernance du tournoi, évoquant une époque passée plus favorable sous l’ère Ion Țiriac.
L’ancien joueur roumain, devenu homme d’affaires, a été pendant des années le principal organisateur du tournoi de Madrid (Mutua Madrid Open), qu’il a développé et dirigé jusqu’à la fin des années 2010 et au début des années 2020.
Il a ensuite vendu ses parts et cédé le contrôle du tournoi vers 2022, pour un montant très important (environ 400 millions d’euros selon la presse).