Muguruza impressionnée par Jodar : « Quand je l’ai vu jouer en direct, j’ai été époustouflée »
Carlos Alcaraz doit encore patienter après sa blessure au poignet, mais Garbiñe Muguruza reste prudente et espère le voir prêt pour la tournée américaine. En parallèle, la championne espagnole a été bluffée par Rafael Jodar.
Malgré la blessure de Carlos Alcaraz au mois d’avril, le tennis espagnol a brillé pendant la saison de terre battue. En effet, Rafael Jodar, 19 ans, a impressionné pour sa première saison complète sur le circuit ATP.
Vainqueur de son premier titre à Marrakech, l’actuel 29e mondial a ensuite disputé les demi-finales à Barcelone, puis les quarts de finale à Madrid, Rome et Roland-Garros. Dans une interview, Garbiñe Muguruza, co-directrice du Mutua Madrid Open, a évoqué le poignet d'Alcaraz, puis Jodar.
« J'espère qu'Alcaraz sera prêt pour la tournée américaine »
« La blessure au poignet d'Alcaraz est compliquée. Le poignet est constitué de petits os et il faut le ménager avec beaucoup de précaution. Il faut gérer l'impatience de revenir. Nous, les joueurs, ressentons une grande pression pour revenir vite, pour ne pas perdre notre place ou notre rang.
Il doit être malin et prendre son temps. J'espère qu'il sera prêt pour la tournée américaine. Le gazon est une surface compliquée pour un retour. On dirait qu'il se remet bien, c'est ce que j'ai entendu dire, mais il faut faire attention. Je connais beaucoup de joueurs qui ont eu cette blessure. Ça prend du temps de s'en remettre », a assuré Muguruza, qui a ensuite évoqué Rafael Jodar.
« Jodar se hisse en quarts de finale à Roland-Garros comme si c'était normal de jouer en cinq sets »
« Bon sang, que de talents dans ce pays ! Juste au moment où Carlos (Alcaraz) s’est blessé, Rafa Jodar a fait son apparition. Quand je l’ai vu jouer en direct à Madrid, j’ai été époustouflée.
La vitesse de sa balle, sa technique si bonne et si propre… C’est très important pour rivaliser au plus haut niveau et éviter les blessures. Je suis impressionnée parce que ce n’est pas normal qu’un jeune garçon, timide, accompagné de son père, joue comme ça.
Il va loin à Madrid, il joue bien à Rome et à Roland-Garros, il se hisse en quarts de finale comme si c'était normal de jouer en cinq sets. Je suis un peu déconcertée par son talent et par la façon dont il gère tout ça. Maintenant, il est important de voir comment il digère tout ça, car c'est beaucoup de choses d'un coup », a assuré Muguruza dans une interview accordée à AS.