« Les tournois vont souffrir » : la mise en garde forte de Draper sur l’avenir du circuit ATP
De retour après une longue absence, Jack Draper arrive à Wimbledon dans un contexte encore fragile. Le Britannique a évoqué son état physique mais aussi les limites d’un circuit qu’il juge de plus en plus exigeant.
À deux jours de son entrée en lice à Wimbledon, Jack Draper a livré une conférence de presse particulièrement riche en enseignements.
Le Britannique, considéré comme l'un des joueurs capables de s'installer au sommet du classement, a évoqué son retour progressif mais aussi une réflexion plus large sur l’évolution du circuit et la multiplication des blessures.
Un retour sous surveillance après une longue blessure
Cette année, Draper arrive à Wimbledon dans un contexte bien différent de celui de l’an passé, lorsqu’il figurait dans le top 5.
Entre-temps, une blessure au bras, une longue absence, un changement de staff et une chute au classement ont profondément modifié sa trajectoire :
« La nature de mes blessures, surtout celle après Wimbledon l’année dernière, est extrêmement compliquée. Ce sont des blessures où tu ne sais jamais vraiment quand pousser et quand ralentir.
C'est un sport très agressif. Parfois, tu dois entrer sur le court avec des douleurs. Parfois c’est trop, parfois non. Je fais confiance aux personnes autour de moi. Et je ne serais pas en compétition s’il y avait un risque que ça empire fortement. »
Une reconstruction mentale et sportive
Au-delà du physique, le Britannique a également évoqué la difficulté de gérer les périodes d’arrêt et les pertes de repères.
« C’est très dur. L’an dernier, j’arrivais ici comme n°4 mondial, tout allait bien. Puis une blessure arrive, et tout s’arrête. Le classement chute, tu repars presque de zéro.
Mon tennis n’a pas disparu Je me suis entraîné dur chaque jour de ma récupération. Aujourd’hui, je suis dans un bon état d’esprit. Je crois encore que je peux rivaliser au plus haut niveau. »
Un circuit sous tension : « Trop de blessures »
Mais c’est surtout son analyse globale du circuit qui a marqué les esprits. Draper s’est montré préoccupé par la fréquence des blessures chez les joueurs, notamment chez les jeunes générations :
« C’est quelque chose de très préoccupant pour le tennis masculin. Beaucoup de blessures aux épaules, au bras, au poignet... chez des joueurs comme Musetti, Fils, ou même Alcaraz.
Peut-être que cela vient de la manière dont on frappe la balle, de l’intensité du jeu, ou même des conditions. Les Masters 1000 sur douze jours, le calendrier... il faut se poser des questions.
Les tournois vont souffrir s’il n’y a pas de changements. C’est un sujet important, et j’espère que les choses évolueront avec le temps. »