« Le tennis a pris du retard par rapport à d’autres sports », Pospisil revient sur son idée de fonder la PTPA
Vasek Pospisil, ancien joueur canadien et co-fondateur de la PTPA, revient sur son engagement pour les droits des joueurs. Dans un contexte de tensions avec l’ATP et la WTA, il explique pourquoi il est crucial de réformer le circuit actuel.
En 2019, Novak Djokovic et Vasek Pospisil ont co-fondé la PTPA, une association créée par les joueurs pour les joueurs, dans le but de défendre leurs intérêts. D’ailleurs, celle-ci a entamé des poursuites judiciaires envers l’ATP et la WTA ces derniers mois.
L'association estime ainsi que ces organisations ne peuvent pas garantir le bien-être et le développement des joueurs avec le système mis en place actuellement sur le circuit. Le joueur canadien, officiellement à la retraite depuis cet été, est revenu sur la genèse de ce projet d’association, qu’il avait en tête depuis plusieurs années.
« La première fois que je me suis rendu compte que nous avions besoin d’une association de joueurs, c’était après une grande réunion que nous avions eue avec l’ATP en 2016. Déjà, à ce moment-là, il était clair que le tennis avait besoin d’un vrai changement, et que les joueurs avaient besoin d’une voix qui les représente.
Peu de temps après, j'ai décidé que c'était à moi de faire le premier pas. Je ne sais pas vraiment pourquoi j'en suis arrivé à cette conclusion, mais le fait est que j'étais convaincu que j'en étais capable. Ce que j’ai le plus appris lors des cinq dernières années, c’est au niveau du système global dans le monde du tennis. Il est plus désordonné que ce que je pensais.
Aujourd’hui, pour la première fois, je vois que nous sommes très proches d’arriver à un changement important, le changement dont nous avons besoin pour que les joueurs aient véritablement leur mot à dire et bénéficient d'un cadre idéal pour leur épanouissement.
Le tennis a pris du retard par rapport à d'autres sports, et c'est pourquoi nous essayons depuis toutes ces années de collaborer avec certains organismes gouvernementaux pour améliorer la situation.
Nous voulions leur donner l'occasion de travailler avec nous, mais pour aller de l'avant, nous n'avons pas eu d'autre choix que d'intenter une action en justice contre les instances du tennis.
L'objectif final est de créer une voix indépendante pour les joueurs. C'est notre principal souhait à la suite du procès, afin de préparer le terrain pour tout le reste : l’augmentation du prize money et un meilleur partage des revenus.
Il est très important pour nous d'avoir notre mot à dire sur toutes les questions qui touchent à notre travail, c’est-à-dire les déplacements, les horaires, les balles ou le prize money », a ainsi développé Pospisil pour le média Behind the Racket.