Le revers à une main en voie d’extinction : Federer, Wawrinka, Thiem… ces artistes qui ont résisté à la norme
Roger Federer, Stan Wawrinka, Dominic Thiem, Stefanos Tsitsipas… Tous ont sublimé le revers à une main, mais à quel prix ?
Les exceptions qui ont tenté de survivre
Roger Federer en a fait un symbole de fluidité et de variation, même s’il l’a souvent payé à Roland-Garros contre Nadal (les balles bombées de l’Espagnol obligeant le Suisse à frapper ses coups au-dessus de l’épaule).
Stan Wawrinka, quant à lui, l’a transformé en massue, capable de dicter l’échange même face aux meilleurs défenseurs du monde comme contre Djokovic à Roland-Garros en 2015 ou encore à l’US Open en 2016.
Dominic Thiem et Stefanos Tsitsipas ont également prolongé cette tradition au plus haut niveau, chacun à leur manière.
Mais ces exemples relèvent davantage de l’exception que du modèle.
Tous ont compensé la fragilité théorique de ce geste par une puissance hors norme, une préparation physique extrême et un travail technique obsessionnel.
Des exigences extrêmes qui ont conduit certains des joueurs cités à une rupture physique et mentale.
Dominic Thiem, par exemple, a fait état d’une lourde dépression après sa victoire à l’US Open en 2020.
Un calvaire qui s’est également poursuivi avec son grave problème au poignet qui l’a conduit à arrêter prématurément sa carrière en 2024.
Quant à Stefanos Tsitsipas, perturbé par de nombreux problèmes au coude, il traverse depuis une crise tennistique, redescendu à la 34e place mondiale.
Le revers à une main survivra donc uniquement grâce à des profils singuliers, pas grâce à une filière structurée.
Sa pérennité dépendra probablement de talents capables de justifier, par leur réussite, le maintien de cette anomalie esthétique dans un tennis de plus en plus normé.
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Le constat est là, implacable : on est de moins en moins de joueurs (et de joueuses) à utiliser un revers à une main (et je le regrette).
Wawrinka est hors norme à mon avis, j'ai regardé la finale de l'uso 2016 il y a peu, il est tres relaché et ne semble pas forcer avec son revers. Il était un des seuls à bousculer djoko pendant 2/3 ans, avec entre autre ce coup incroyable (+ plus un déplacement magique, tranquilo à la Fognini).
Pour moi Stan est cas.