Le combat d’Avanesyan contre la mononucléose : « C’est frustrant d’accepter qu’une telle chose t’arrive »
Épuisement, blessures, classement en chute libre : Elina Avanesyan revient sur une année 2025 noire. Dans un long entretien, la joueuse de 23 ans explique pourquoi elle n’a jamais cessé d’y croire malgré la mononucléose.
Elina Avanesyan est désormais 325e mondiale. L’Arménienne, qui avait atteint la 36e place du classement WTA en 2025, a vu sa carrière basculer au printemps de l’an passé.
Après avoir contracté plusieurs blessures, la joueuse de 23 ans a par la suite appris qu’elle était atteinte de la mononucléose. En septembre 2025, Avanesyan avait ainsi rendu l’information publique sur ses réseaux sociaux.
« En mars dernier, on m'a diagnostiqué une mononucléose. Au début, je ne réalisais pas à quel point cela allait m'affecter, mais très vite, je me suis sentie épuisée en permanence, sans énergie, et même les entraînements les plus simples sont devenus très difficiles.
Cela a été particulièrement difficile à accepter, car les deux premiers mois de la saison s'étaient très bien passés. Je jouais à un haut niveau, je me sentais en pleine forme et j'appréciais vraiment le tennis. Passer de cela à un état de faiblesse et d'incapacité à jouer a été incroyablement frustrant », avait notamment écrit Avanesyan sur les réseaux sociaux à l’époque.
« Je ne savais pas combien de temps ce problème allait durer »
Un an plus tard, l’Arménienne est bien présente sur le circuit. Elle doit désormais disputer des tournois sur le circuit secondaire pour remonter au classement, mais elle se remet bien de sa maladie.
Dans un long entretien accordé au média Punto de Break, la principale intéressée est ainsi revenue sur la période où elle a appris son diagnostic et sur la façon dont elle l’a géré au quotidien.
« J'ai commencé à me sentir mieux petit à petit, j'essayais sans cesse de revenir, mais c'est frustrant d'accepter qu'une telle chose t'arrive. Je ne sais pas, je suppose que tout arrive pour une raison, j'espère que le fait d'avoir surmonté ces épreuves signifie que de grandes choses m'attendent à l'avenir.
C'est là le plus dur avec la mononucléose, qui a en même temps retardé ma guérison de l'épaule. Tu vois passer une semaine, deux semaines, un mois, deux mois… Le fait est que je n'ai jamais arrêté de m'entraîner, je ne savais pas combien de temps ce problème allait durer.
Ce que je sais, c'est que les deux blessures se sont combinées et ont rendu la guérison beaucoup plus longue. Maintenant, je vais beaucoup mieux. Heureusement, je me sens de plus en plus en confiance sur le court.
« Après Miami 2025, j'ai commencé à sentir que quelque chose n'allait pas »
J’ai essayé de participer à des tournois malgré la maladie, mais je me suis rendu compte que c’était impossible de jouer. J’étais très motivée à Roland-Garros, par exemple, où j’ai l’habitude de bien jouer, mais dès que j’ai commencé, j’avais du mal à marquer un simple point, j’avais à peine la force de courir.
C’était dommage, on veut toujours bien jouer dans ces grands tournois, surtout à Roland-Garros. Tu es très fatiguée, tu manques d'énergie, tu as du mal à te concentrer… En gros, faire deux pas te semble insurmontable, tu as tout de suite cette sensation d'épuisement.
Après Miami 2025, j’ai commencé à sentir que quelque chose n’allait pas. J’ai alors fait une pause de deux mois pour récupérer, mais pendant cette période, tout a été pire que ce à quoi je m’attendais.
«Quand on te diagnostique cette maladie, on te dit qu'il vaut mieux tout arrêter dès le début »
Avec le même volume d’entraînement que celui que je suivais depuis des années, la fatigue était bien plus intense, il était donc clair qu’il y avait un problème interne. Quelques mois plus tard, j’ai finalement décidé de faire des analyses et c’est là que la mononucléose a été diagnostiquée.
Quand on te diagnostique cette maladie, on te dit qu’il vaut mieux tout arrêter net dès le début, ce que je n’ai pas fait, alors j’ai dû ensuite aller très doucement dans ma récupération, en reprenant peu à peu de l’énergie. Le plus dur a été d’accepter que je n’étais pas encore prête à revenir.
Il faut faire un suivi médical de temps en temps, tout en testant progressivement mes capacités. Au Challenger de Madrid (qui a eu lieu début avril), par exemple, j'étais assez fatiguée après avoir disputé autant de matchs d'affilée.
Mais je sais que c'est normal, car cela faisait longtemps que je n'avais pas joué autant de matchs. Je suis toujours en phase de récupération et j'accepte de devoir y aller petit à petit », a assuré Avanesyan.