Kostyuk dans la forme de sa carrière : « J’ai l’impression que je peux désormais simplement profiter du jeu »
Marta Kostyuk traverse peut-être la meilleure période de sa carrière professionnelle. Sur une série de neuf victoires d’affilée et après avoir assuré sa place en quarts à Madrid, l’Ukrainienne explique comment sa vision du tennis a changé.
Marta Kostyuk est en grande forme ces derniers temps, peut-être même dans la meilleure dynamique de sa carrière. Pour la deuxième année consécutive, l’Ukrainienne disputera les quarts de finale du WTA 1000 de Madrid.
Sur une série de neuf succès consécutifs, la 23e mondiale a notamment battu Jessica Pegula en seizièmes (sa 4e victoire contre une joueuse du top 10 cette saison, la 2e contre l’Américaine en 2026) et a battu Caty McNally lundi soir pour rallier son troisième quart de l’année (après avoir atteint la finale à Brisbane et gagné le titre à Rouen).
Avec les défaites d’Elena Rybakina (contre qui elle a perdu ses deux dernières rencontres sur le circuit WTA) et de Coco Gauff, la joueuse de 23 ans a vu sa partie de tableau s’ouvrir.
En quarts, elle affrontera ainsi Linda Noskova, et en cas de qualification pour le dernier carré, elle aurait alors une demi-finale à sa portée face à Karolina Pliskova ou Anastasia Potapova à négocier. En attendant cette première confrontation contre la Tchèque, Kostyuk est revenue sur sa dynamique actuelle.
« Chaque jour, on est confronté à des difficultés »
« Je pense que mon niveau est similaire à celui que j’avais à Brisbane, et là-bas, j’ai vraiment très bien joué. Je suis contente de jouer actuellement ce qui est peut-être le meilleur tennis de ma carrière.
Je suis quelqu’un qui s’inquiète beaucoup pour tout le monde, et c’était pareil avec le tennis. Mais au final, le tennis, c’est juste mon travail, ma carrière, pas toute ma vie. Et le fait de pouvoir changer cette vision, de séparer ma vie personnelle et le tennis, ça m’aide vraiment.
J’ai l’impression que je peux désormais simplement profiter du jeu, du processus en lui-même et des défis. Chaque jour, on est confronté à des difficultés, qu’il s’agisse de ses adversaires, de soi-même ou de certaines circonstances. Ça fait partie de la vie. Ce qui compte, c’est la façon dont on gère ça.
Je préfère le faire avec plaisir, et cela m’aide beaucoup. Et, bien sûr, la possibilité de m’entourer de personnes avec lesquelles j’ai vraiment envie d’être, c’est sans doute la plus grande liberté et le plus grand privilège de ma vie », a affirmé Kostyuk pour Tribuna.