« J’espère finir dans le top 100 » : les adieux de Stan Wawrinka, entre rêve et réalité
Entre lucidité sur son niveau actuel et désir brûlant de quitter la scène avec panache, Stan Wawrinka dévoile un objectif aussi simple qu’émouvant.
Pour sa dernière saison sur le circuit ATP, Stan Wawrinka s'est livré en longueur dans une interview relayée par Tennis Up To Date.
À 41 ans, le Suisse ne se cache plus. Loin des ambitions démesurées, le Suisse vise désormais l’essentiel : retrouver le goût de la victoire avant de tirer sa révérence.
« J’espère remporter quelques matchs cette année. Terminer ma carrière dans le top 100 serait un rêve. Jusqu'ici tout va bien. Bien sûr, c'est ma dernière année, alors j'essaie d'en profiter tout en me surpassant.
C'est mon objectif. J'essaie de maintenir mon niveau. Je ne gagne pas assez de matchs à mon goût, mais ça fait partie du parcours. Dans l'ensemble, le début d'année a été excellent », explique-t-il.
De l’enfant passionné au champion face aux géants
L’histoire de Stan Wawrinka commence presque par hasard. Un club de tennis à cinq minutes de chez lui, une heure d’entraînement par semaine et une passion immédiate.
Très vite, le jeune Suisse tombe amoureux de ce sport exigeant, fasciné par ce duel solitaire.
Et parmi ses inspirations, une légende américaine : « Il y en avait plusieurs, mais Pete Sampras était mon idole ».
Mais ce qui rend son parcours unique, c’est sa capacité à briller à l’ombre des monstres sacrés du tennis moderne. À l’époque du mythique Big Three, dominé par des figures comme Novak Djokovic, Wawrinka a su créer l’exploit.
- Trois titres du Grand Chelem
- Des victoires contre les meilleurs au sommet de leur art
« Je savais que je pouvais les battre »
Wawrinka n’était pas le favori. Et c’est précisément ce qui faisait sa force.
« Quand on joue contre le numéro un, on a moins de pression. J'ai toujours bâti ma confiance en gagnant, en travaillant dur et en me surpassant.
Plus j'avançais dans les tournois, plus j'avais confiance en mon jeu. Alors, quand j'entrais sur le court, même face au numéro un, je savais que j'étais capable de le battre.
Au final, il faut repousser les limites de ce que l'on peut contrôler. On ne peut pas contrôler le résultat sur le court, mais on peut contrôler la qualité de sa préparation.
C'est ma philosophie depuis toujours : progresser, jouer sur la durée, faire une longue carrière. Plus jeune, j'ai sacrifié de nombreux tournois pour me développer physiquement et techniquement, cherchant constamment à atteindre mes limites. »
Un tennis en mutation
Le tennis d’aujourd’hui n’est plus celui de ses débuts. Et Stan Wawrinka en est parfaitement conscient.
Balles différentes, rythme plus intense, jeu plus physique… les conditions ont évolué, rendant certains styles plus difficiles à imposer.
Il cite notamment les rares joueurs capables de varier : Carlos Alcaraz et Lorenzo Musetti.
« Si je continuais à jouer après cette année, je chercherais probablement une nouvelle raquette.
Les conditions ont beaucoup changé, surtout les balles. Je pense que les balles ont plus changé que les courts, et cela modifie complètement la donne », déclare Wawrinka.
Une dernière danse et un héritage immense
Ce qui disparaît peu à peu, ce n’est pas seulement un joueur mais toute une époque qui s'en ira avec lui.
Celle d’un compétiteur capable de faire trembler les géants. D’un artiste du revers à une main qui a toujours cru en ses chances, même quand personne n’y croyait vraiment.
Aujourd’hui, Stan Wawrinka ne court plus après les records, il court après une dernière émotion, et peut-être quelques victoires de plus.
Djoko est bien parti pour battre un nouveau record dans ce domaine.
Roger a arrêté à 39 ans si je ne me trompe pas et Nadal encore plus jeune.
Je n'en vois pas d'autres (je parle bien de grands joueurs, au moins 1 GC gagné, dans l'ère open) mais je peux me tromper...
Donc bravo à Stan !
c'est toi qui m'a amené à suivre le tennis... une page se tournera après ton départ...