« Je ne dois jamais perdre le premier set », regrette Royer après son élimination au deuxième tour de l’US Open
Valentin Royer a posé des problèmes à Denis Shapovalov, mais le Français a fini par céder face au 29e mondial. Le Canadien, tombeur de Marton Fucsovics, récemment titré à Winston-Salem, a enchaîné avec un succès en quatre manches (7-6, 3-6, 7-6, 6-3) qui lui permet de s’offrir un troisième tour de gala face à Jannik Sinner.
Du côté du Français, la déception est forcément présente, et le 98e joueur mondial n’a d’ailleurs pas caché ses regrets en conférence de presse, même s'il veut également retenir le positif de sa tournée américaine.
« Je suis très déçu. Sur la globalité, c'est encourageant, mais il y a de la déception avant tout. Je prends du recul pour trouver du positif car il y a des choses intéressantes dans ce match.
Dans le troisième set, il sort un tie-break de l'espace en servant très bien. Je crois qu'il a fait 29 aces dans le match, ce qui est énorme. C'est dur de trouver du positif, mais il faut aller de l'avant, trouver les choses à améliorer.
Dans le match, j'ai peut-être un peu trop parlé, ce qui m'a fait gâcher de l'énergie. Si je m'étais encouragé un peu plus aux moments cruciaux, on ne sait jamais. Le service a péché car j'ai le break dans tous les sets sauf le quatrième.
À ces moments-là, il faut savoir serrer la vis car il ne va pas donner le match. Je trouve que je n'ai pas très bien géré le bruit et les fans qui étaient derrière lui. Et pourtant, j'ai le break dans trois sets. J'aurais pu lâcher un peu plus mes coups.
J'ai un peu poussé au lieu d'être agressif et de rentrer dans la balle du mieux possible. Mais je suis quand même content de cette tournée américaine. La fin du match se joue sur des détails. À ce niveau, tout n'est que détails.
La gestion du bruit, des émotions, savoir quand jouer un peu plus loin des lignes, savoir quand temporiser et quand attaquer, ce sont des petits détails qui font qu'à la fin tu breakes, tu confirmes et tu embarques le set.
Je ne dois jamais perdre le premier set où je mène 5-4, break. Je vais me reposer pendant quatre ou cinq jours sans toucher la raquette. On va faire le nécessaire pour l'épaule.
Physiquement, je récupère vite, mais j'ai besoin de récupérer mentalement pour jouer le mieux possible au tennis et dans la bonne humeur, surtout. Parce que là, je n'avais pas assez le sourire, j'étais trop stressé au début », a ainsi assuré Royer pour l'Équipe.
Et oui, il faut en garder du positif!
L expérience rentre!