« J’ai connu des périodes difficiles où l’on n’apprécie plus la compétition », Kudermetova évoque la santé mentale dans le tennis
Tout juste titrée à Wimbledon en double aux côtés d’Elise Mertens, Veronika Kudermetova, 28 ans, a été classée dans le top 10 en simple et a remporté deux titres sur le circuit WTA.
Mais, comme beaucoup d’autres joueurs ces derniers temps, la Russe a parlé d’un sujet de moins en moins tabou, à savoir celui de la santé mentale. Dans une interview accordée au média Championat, la 38e joueuse mondiale a elle aussi évoqué certaines difficultés qu’elle a pu vivre à ce niveau.
« Nous vivons parfois un épuisement émotionnel. J'ai connu des périodes difficiles où l'on n'apprécie plus la compétition, où l'on veut gagner mais notre corps et notre tête ne peuvent pas.
L'apathie et la dépression s'installent. Dans ce genre de situations, la vie n'est plus intéressante, et le tennis non plus. Vous essayez de remplir vos objectifs comme si vous étiez un robot.
On en parle beaucoup dans les vestiaires, pas seulement chez les filles, mais aussi chez les hommes. Nous avons un calendrier chargé, une forte concurrence, personne n'abandonne et tout le monde se bat.
Tout doit venir de l'intérieur, car il faut se rendre compte que le tennis n'est pas toute notre vie. Il est important de chercher des options pour se détendre, dans mon cas faire les magasins par exemple.
Mais je ne le fais pas toujours, et parfois, je préfère m'allonger et rester sur mon téléphone, c'est difficile à vivre », a-t-elle développé ces dernières heures après son titre à Londres.
Je voulais simplement dire que les personnes privilégiées ne devraient pas se lamenter sur leur sort...