« Il y a de toute évidence des symptômes que tu ne peux pas ignorer », Seles révèle être atteinte d’une maladie auto-immune rare
Légende du tennis, Monica Seles a remporté neuf titres du Grand Chelem dans sa carrière. Même si celle-ci a pris une tournure tragique en 1993 lorsqu’elle a été poignardée dans le dos à Hambourg, l’ancienne numéro 1 mondiale, désormais âgée de 51 ans, a marqué le tennis de son empreinte.
Retraitée depuis 2003, l’ancienne joueuse, naturalisée américaine en 1994, doit toutefois lutter depuis trois ans contre une maladie auto-immune rare qui affecte la jonction neuro-musculaire, à savoir la myasthénie.
« Je jouais avec des enfants ou des membres de ma famille et je ratais des balles. Je me disais : 'Je vois deux balles'. Il y a de toute évidence des symptômes que tu ne peux pas ignorer.
Ça m'a pris beaucoup de temps pour l'accepter, pour en discuter publiquement, parce que c'est difficile. Ça m'affecte au quotidien. Dans la vie, j’ai dû me réinitialiser complètement à plusieurs reprises.
Lorsque je suis arrivée aux États-Unis à l'âge de 13 ans, je ne parlais pas la langue, j'avais quitté ma famille. C'était une période très difficile. Ensuite, bien sûr, devenir une grande joueuse, c'est aussi une remise à zéro, parce que la célébrité, l'argent, l'attention, tout cela change, et c'est difficile à gérer à 16 ans.
Puis, bien sûr, après mon agression au couteau, j'ai dû faire une énorme remise à zéro. Et puis, le diagnostic de myasthénie grave : c’est un autre nouveau départ. Mais, comme je le dis aux enfants que j'encadre : 'Vous devez toujours vous adapter.
La balle rebondit et vous devez simplement vous adapter'. C'est ce que je fais maintenant », a-t-elle assuré selon des propos recueillis par l’Équipe ces dernières heures.