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Federer sur la carrière de son fils : « Je me vois plutôt comme un general manager avec Leo »

Roger Federer révèle comment l’attitude de ses parents a façonné son destin, et comment il reproduit aujourd’hui ce modèle avec son fils Leo.

Federer sur la carrière de son fils : « Je me vois plutôt comme un general manager avec Leo »
© AFP
Arthur Millot
2 min de lecture

Dès son plus jeune âge, Roger Federer était destiné à un avenir hors norme.

Pourtant, derrière cette trajectoire légendaire, une vérité étonne : ses parents ne l’accompagnaient pratiquement jamais sur les courts. Robert et Lynette jouaient un rôle essentiel, mais pas celui que l’on imagine d’ordinaire pour des parents de futur champion.

Dans une longue interview accordée à « Tages-Anzeiger », Federer revient sur cette éducation sportive singulière :

« Ils n’intervenaient pas quand ce n’était pas nécessaire. Je ne me souviens pas qu’ils m’aient souvent rendu visite à Ecublens (Centre national de tennis en Suisse)… Peut-être deux ou trois fois en deux ans. »

Plutôt que de se mêler des entraînements, ses parents faisaient confiance aux entraîneurs présents sur place et notamment à son mentor Pierre Paganini, assurant une présence bienveillante en coulisses sans jamais interférer.

À 44 ans, père de deux paires de jumeaux, Federer se retrouve désormais à la place de ses parents. Et le plus passionné par le tennis, c’est Leo, 11 ans. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, Federer ne l’entraîne pas personnellement :

« Non. Quelqu’un d’autre devrait faire le coaching. Je me vois plutôt comme un "general manager" avec Leo. Je me préoccupe moins des résultats que du fait qu’il s’amuse et progresse. Faites confiance aux entraîneurs, comme mes parents l’ont fait. Mais il faut quand même garder le doigt sur le pouls. Soutenir nos enfants pour qu’ils apprennent à piloter par eux-mêmes. »

Selon lui, le rôle des parents n’est ni d’entraîner, ni de pousser, ni d’imposer. C’est d’accompagner l’enfant vers l’autonomie, tout en restant une présence rassurante mais vigilante.

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SinnerForever
/SinnerForever • 25 abonnés
J'aime beaucoup cette mentalité. Je suis d'ailleurs assez dubitative sur le fait qu'il soit bien d'être entrainé par un membre de sa famille...
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junibegood
/junibegood • 2 abonnés
Ça n'a pas trop mal fonctionné pour Nadal pourtant. :)

Je pense que ça dépend de la relation entre les deux, comme avec n'importe quel entraîneur. Là où il y a une grosse différence peut-être, c'est dans la difficulté d'admettre que la relation ne fonctionne pas et d'en changer. Tsitsipas me paraît un bon exemple, même s'il a au moins eu le mérite d'essayer.
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cloviskambou75
cloviskambou75 • 3 abonnés
Nadal a été entraîné par son oncle et ça a plutôt bien fonctionné
2 réponses
Azurboy
/Azurboy • 2 abonnés
Même comme parent il a tout compris
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Sophie Wiltz
Sophie Wiltz • 49 abonnés
Oh, j'avais oublié qu'un de ses fils s'appelait Leo, comme le fils de Borg - qui était aussi passionné de tennis mais qui n'a jamais rien fait et il a à 22 ans.....
Il ne suffit pas d'être le fils "de" et nul doute que papa Roger saura l'orienter.....
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Azurboy
/Azurboy • 2 abonnés
Leo Borg est quand même 500e mondial, il sait un peu jouer..
1 réponses
Philippe CAL
Philippe CAL • 5 abonnés
Laver's Cup, Leo pour son fils... Federer est décidément plus respectueux avec les "goat" d'antan que ceux de son époque
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Orchidée Desjardins
Orchidée Desjardins • 22 abonnés
Le plus bel exemple de réussite pour moi est celui des Williams, alors que Richard, au début, était complètement néophyte en la matière.
Pas mal de joueuses et joueurs sont entrainés par un parent avec plus ou moins de réussite.
Orchidée Desjardins
Orchidée Desjardins • 22 abonnés
De là à parler de carrière, on en est encore loin. Qui dit que Leo deviendra un grand joueur ? Quand on voit les résultats de l'autre Leo (Borg), l'adage "tel père tel fils" n'est pas une règle générale.
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