Égalité salariale dans le tennis : comment les sœurs Williams ont changé l’histoire du sport
Elles ont osé défier le système. En 2005, Serena et Venus Williams, soutenues par Billie Jean King, ont lancé un combat historique pour l’égalité salariale dans le tennis. Deux ans plus tard, Wimbledon et Roland-Garros cédaient enfin. Mais derrière les victoires symboliques, les écarts persistent encore aujourd’hui.
En 2005, les sœurs Williams se sont battues aux côtés de Billie Jean King Cup pour demander l’égalité salariale entre les hommes et les femmes dans le tennis. Deux ans plus tard, en 2007, elles ont obtenu un premier gain de cause : Wimbledon et Roland-Garros ont annoncé offrir autant aux hommes qu’aux femmes.
Une équité dès 1973 à l’US Open
Les deux autres Grands Chelems, l’US Open et l’Open d’Australie, offraient déjà cela bien plus tôt, respectivement en 1973 et en 2001. 18 ans plus tard, ce principe d'équité semble acquis au plus haut niveau : les quatre tournois du Grand Chelem rémunèrent identiquement leurs champions et championnes.
Pourtant, dès que l'on quitte les projecteurs des Majeurs, la réalité devient plus contrastée. Sur les circuits ATP et WTA, les écarts de dotations persistent dans la majorité des tournois. À Rome, Indian Wells ou Madrid, les prize money s'alignent progressivement, mais dans les tournois de catégorie inférieure, les différences restent parfois substantielles.
Retrouvez l'enquête complète
L’enquête complète « Plus qu’un match : les inégalités de rémunération entre femmes et hommes dans le tennis » sera à retrouver le week-end du 20 au 21 décembre.