Djokovic, Nadal, Medvedev : les visages d’un tennis devenu une science de l’optimisation
Nadal, Djokovic, Medvedev… tous incarnent à leur manière l’évolution d’un sport devenu une quête d’efficacité absolue.
L’ère du tennis optimisé : puissance, endurance et rationalisation du jeu
Dans cet environnement, le joueur moderne doit avant tout être complet, solide et résistant. La défense devient une arme, la glisse un prérequis et la variation une option secondaire.
Rafael Nadal, Novak Djokovic ou Daniil Medvedev incarnent cette évolution : une couverture de terrain exceptionnelle, une capacité à absorber la puissance adverse et une tolérance à l’échange qui redéfinit les rapports de force.
Il faut toutefois nuancer concernant Nadal et Djokovic.
L’Espagnol a énormément progressé dans le petit jeu jusqu’à obtenir l’un des meilleurs touchers de balle du circuit.
Le Serbe, quant à lui, a également évolué dans ce domaine même si le smash a toujours été l’une de ses faiblesses.
Mais pour le reste, la polyvalence dans le jeu reste limitée et de nombreux joueurs et entraîneurs ont exprimé leurs réserves.
Federer : « La créativité devait lutter contre la rigueur tactique »
Roger Federer maître absolu de la variation, évoquait régulièrement « un tennis plus physique et moins intuitif, où la créativité devait lutter contre la rigueur tactique. »
Patrick Mouratoglou parle, quant à lui, « d’un jeu plus rationnel, pensé pour réduire les risques plutôt que pour surprendre. »
Pourtant, même les plus critiques reconnaissent que cette évolution est cohérente avec les exigences contemporaines.
Le tennis est devenu une science de l’optimisation, où chaque choix technique et tactique est dicté par le rendement.
Les nouvelles générations sont donc contraintes d’oublier la variation s’ils veulent répondre et performer aux exigences des conditions actuelles du circuit professionnel.
Une baisse considérable des tentatives de variations
Une évolution progressive qui provoque aujourd’hui le constat suivant : une baisse considérable des joueurs et joueuses dans les tentatives de variations (comme expliqué auparavant), mais également un taux d’échecs assez élevé dans la réalisation de ces coups.
Par exemple, la qualité de slices et d’amorties est très rare.
Et en ce qui concerne la volée, de nombreux joueurs affichent un taux de réussite compliqué au filet comme Shelton (60,3%, le plus bas parmi le top 25), Khachanov (64%) ou encore Rune (64,5%).
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Rafa et Djoko à leur prime , leur principale force c est qu ils faisaient peu de fautes tout en étant capable d enchainer les longs échanges, mais moins de coups gagnants.
et force est de constater que bcp de fans ont adhéré à ce tennis et les joueurs suivants ont majoritairement adopté cette stratégie car les tournois ont forgé des conditions qui récompensent bcp plus ce type de tennis que le tennis à prise de risque.
L équilibre qu on a pu avoir dans années 1990s où tous les styles étaient récompensés a été rompu au 21e siècle, mais quand je vois l'engouement que continue à susciter le jeu de Federer et celui d Alcaraz qui s'en inspire fortement je me dis que les "experts" style Mouratoglou qui nous vante les mérites de l omniprésence du "tennis pourcentage" ont TOUT FAUX !