De la 1097e place mondiale à l’Open d’Australie : l’incroyable parcours de Sloane Stephens
Ancienne championne de Flushing Meadows, tombée jusqu’aux profondeurs du classement mondial, Sloane Stephens a vécu l’un des moments les plus improbables de sa carrière en Australie.
Il y a quelques années, Sloane Stephens soulevait le trophée de l’US Open (2017) et entrait dans le Top 3 mondial.
Mais depuis, son histoire a pris un tout autre chemin.
En effet, à l’aube du début de l’Open d’Australie, l’Américaine pointait à la 1097e place mondiale, conséquence directe d’une année quasi blanche, marquée par une blessure au pied et seulement six matchs disputés en 2024.
Et comme si le sort s’acharnait, Stephens restait sur une série noire de 13 défaites consécutives, étalée sur deux saisons, sans la moindre victoire depuis des mois (la dernière au 1er tour de Wimbledon en 2024).
Qualifications de l’Open d’Australie : le passage obligé
À 32 ans, ancienne numéro 3 mondiale, Sloane Stephens n’avait plus disputé de qualifications de Grand Chelem depuis 2011.
« Je pense que j’étais probablement la seule championne de Grand Chelem en qualifications », confie-t-elle avec un sourire.
Avant de poursuivre : « Je n’avais pas gagné un match depuis Dieu sait quand. Je me suis dit que c’était une opportunité d’aller jouer et d’essayer de comprendre. »
Trois matchs, trois victoires et la fin d’un cauchemar
Face à Barbora Palicova, Olivia Gadecki puis Lucia Bronzetti, Sloane Stephens a progressivement retrouvé quelque chose d’essentiel : la sensation de gagner.
« Tout ce parcours devient de plus en plus étrange »
Et très lucide, l'Américaine n’a pas cherché à masquer l’étrangeté de sa trajectoire actuelle.
« Dans ma carrière, j’ai eu des hauts, des bas, des moments excitants, pas excitants… tout ça fait partie de la vie.
Mais là, j’ai dit à mon entraîneur que tout ce parcours dans le tennis devient de plus en plus étrange. »
Pas mal pour un premier tour entre la 1052 et la 1097
Mais je n'aime pas trop ce genre de titre faussement sensationnel : quand on survole les titres des news , on a l'impression qu'une joueuse n'ayant jamais atteint le top 1000 vient de signer l'exploit de la décennie. Alors qu'en fait, la qualification d'une ancienne gagnante de GC, c'est beaucoup moins impressionnant dit comme ça