Aux origines de l’Open d’Australie : un tournoi longtemps à la recherche de son prestige
Avant d’être le théâtre des exploits des plus grands joueurs de l'histoire, l’Open d’Australie était un tournoi itinérant dominé par les locaux.
Créés en 1905 par la Lawn Tennis Association of Australia (LTAA), ancêtre de l’actuelle Tennis Australia, les Championnats d’Australasie réunissent alors les pays de la région océanienne.
Longtemps itinérant, le tournoi se déroule dans plusieurs villes australiennes avant de s’installer durablement à Melbourne dans les années 1970, avec notamment 44 éditions organisées ailleurs, à Sydney, Adélaïde ou Brisbane.
À ses débuts, l’épreuve ne possède pas le prestige d’un tournoi majeur. Ce n’est qu’en 1923 que l’International Lawn Tennis Federation (ILTF) lui accorde officiellement ce statut. Rebaptisés Championnats d’Australie, les tournois adoptent alors un tableau structuré avec des têtes de série, marquant une première étape vers leur reconnaissance internationale.
Un palmarès longtemps dominé par les joueurs locaux
En raison de son éloignement géographique, le tournoi souffre longtemps d’une faible participation internationale.
Sans surprise, la plupart des éditions des Championnats d’Australasie puis des Championnats d’Australie sont remportées par des joueurs locaux, tendance qui se poursuivra jusque dans les années 70.
Bien avant l'instauration de l'ère Open, quelques rares étrangers parviennent néanmoins à s’imposer, comme les Britanniques James Cecil Parke, Gordon Lowe et Fred Perry, l’Américain Don Budge ou encore le Français Jean Borotra.
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