Arthur Fils cash sur Zverev et Tsitsipas : « Je ne suis pas l’enfant et eux ne sont pas les adultes »
Avant son retour à Roland-Garros, Arthur Fils s’est confié au Guardian sur son tempérament explosif, son éducation et son rapport au monde du tennis.
Avant son grand retour à Roland-Garros, le numéro 1 français Arthur Fils a accordé une interview à nos confrères du Guardian.
Connu pour son franc-parler, le joueur né à Bondoufle (Essonne) a répondu avec beaucoup de sincérité, notamment sur son tempérament parfois explosif sur le court.
« Depuis que je suis petit, à chaque match perdu, je perdais mon sang-froid. Ça me rendait fou : je cassais ma raquette, je criais, j’envoyais la balle hors du terrain… tout. Mais c’était seulement parce que j’avais perdu. Je déteste perdre, donc j’étais vraiment en colère. »
Un état d’esprit de combattant qu’il dit avoir hérité de son père, Jean-Philippe, d’origine haïtienne.
« C’est une mentalité différente, ce n’est pas la mentalité française. C’est dur, très dur. Il a traversé beaucoup de choses, alors il a essayé de me faire mieux comprendre la vie. »
L’importance de Goran Ivanišević dans son entourage
« Quand quelque chose se passe mal sur le terrain, ils me parlent franchement et ça m’aide. Je sais que si quelque chose ne va pas, ils ne vont pas me dire : “Non, non, tout va bien, continue comme ça.” Ça ne m’aiderait pas.
Quand des gens en qui j’ai confiance me disent quelque chose de négatif, ça peut me toucher, mais si je suis assez mature pour l’accepter, alors ça m’aide à avancer. »
Sa vision des rapports avec les anciens
Ce tempérament très intense lui a aussi créé quelques tensions avec des joueurs comme Alexander Zverev ou Stefanos Tsitsipas, mais cela ne l’impressionne pas du tout.
« Je n’abandonne jamais un combat, c’est comme ça que mon père m’a élevé. Et ma mère aussi. Quand les autres joueurs me parlent, on est au même niveau. Je ne suis pas l’enfant et eux ne sont pas les adultes », insiste-t-il.
Il explique aussi qu’il reste méfiant face aux conseils dans le monde du tennis.
« Les plus âgés essaient toujours de te donner des leçons. Certains le font avec de bonnes intentions, d’autres par ego. Quand c’est l’ego qui parle, ils disent simplement que c’est parce que tu es plus jeune, point final. Certains ont essayé de m’énerver parce que j’étais jeune. »
Carlos Alcaraz a été contraint de se retirer de Wimbledon alors qu’il poursuit sa convalescence à la suite d’une blessure au poignet qui le forcera à l’inactivité pendant au moins trois mois durant la majeure partie de la saison de tennis.
« Ma récupération se passe bien et je me sens beaucoup mieux, mais malheureusement je ne suis toujours pas prêt à concourir, c’est pourquoi je dois me retirer de la balançoire sur gazon à Queen’s et Wimbledon », a écrit Alcaraz dans un communiqué sur les réseaux sociaux. « Ce sont deux tournois vraiment spéciaux pour moi et ils vont beaucoup me manquer. Nous continuerons à travailler pour revenir le plus vite possible ! »
Les joueurs de tennis doivent être particulièrement prudents en raison de la tension constante que leurs coups exercent sur leurs poignets et du risque de développer des blessures chroniques, ce qui signifie que la décision d’Alcaraz de ne pas participer à Wimbledon n’est pas une surprise.
Comme quoi, en changeant le contexte, on crée un jugement alors qu'il n'y n'en pas.