Andreeva savoure sa place en finale à Madrid : « J'ai appris à ne pas me soucier du classement de mon adversaire »
Mirra Andreeva a validé son ticket pour la finale à Madrid après une fin de match irrespirable face à Hailey Baptiste. La Russe, 19 ans, évoque sa gestion des moments chauds, sa relation avec Conchita Martinez et son état d’esprit avant d’affronter Marta Kostyuk.
Mirra Andreeva a tenu son rang à Madrid. Seule joueuse du top 10 encore en lice au stade des demi-finales, la Russe aura samedi une très belle opportunité de remporter, à 19 ans, son troisième WTA 1000.
Dans le dernier carré, la 8e mondiale a mis fin au parcours de Hailey Baptiste[/url], tombeuse de la numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka au tour précédent (6-4, 7-6). Après avoir servi pour le match dans la deuxième manche, la Russe s’est crispée, avant de réaliser une belle remontée dans le jeu décisif.
Ce week-end, Andreeva sera opposée à Marta Kostyuk en finale. Avant d’affronter l’Ukrainienne pour la deuxième fois de la saison, la principale intéressée est revenue sur sa performance contre la joueuse américaine, et s’est projetée sur le match du titre dans la capitale espagnole.
« Quand on sert pour gagner, tout le monde devient un peu nerveux »
« Quand le score était de 5-3 et qu'elle servait, je me suis dit que j'allais essayer de remporter ce jeu et de lui prendre son service pour gagner le match. J'ai eu l'impression d'avoir été un peu passive, et elle a réussi plusieurs coups gagnants après ma balle de match, je n'ai donc pas pu faire grand-chose.
Quand on sert pour gagner, tout le monde devient un peu nerveux, et j'ai commis quelques fautes après avoir très bien servi. Ce genre de choses arrive : le plus important, c'est la façon dont on s'en remet.
Je suis très contente de ma façon de jouer aujourd'hui. Je suis aussi très heureuse d'atteindre la finale ici pour la première fois, je suis très émue. Aujourd'hui, je suis contente d'avoir su rester concentrée jusqu'à la fin.
Physiquement, je me sens bien, franchement. Je n'ai pas à me plaindre. On fait tout ce qu’on peut pour récupérer rapidement, j’ai l’impression de bien récupérer. Je ne me sens pas fatiguée, je n’ai pas l’impression d’avoir besoin de quelques jours de repos. Jusqu’à présent, tout va bien, donc on va répéter la même méthode pour que je reste en forme et prête pour la finale.
« Avec Conchita, nous faisons un excellent travail ensemble »
Je suppose que chaque joueuse qui est en demi-finale d’un tel tournoi et qui continue de progresser joue très bien. Je me suis simplement dit que peu importe qui j'affronterais, le plus important était de compliquer la tâche de mon adversaire, de lui rendre la vie difficile si elle voulait me battre.
Si elle y parvient, parfait, j'essayerai d'être fière, de me dire qu'elle a mérité la victoire et qu'elle a dû se battre pour l'obtenir. C'est avec cet état d'esprit que j'ai abordé ce match, et j'essayerai d'avoir le même en finale.
Avec Conchita (Martinez, sa coach), nous faisons un excellent travail ensemble. Je pense qu’elle m’aide à m’améliorer en tant que personne, mais aussi en tant que joueuse. Cela fait déjà deux ans que nous sommes ensemble et j’ai l’impression qu’elle m’a apporté beaucoup de nouvelles choses.
« Je vais me présenter sur le court et faire ce qu'il faut pour garder le contrôle sur le plan de jeu »
Elle essaye de me faciliter la vie, mais de rendre la tâche plus difficile à mes adversaires sur le court. Nous essayons de nous améliorer et de travailler sur de très nombreux aspects, et l’avoir à mes côtés m’aide énormément.
J'ai appris à ne pas me soucier du classement de mon adversaire, ni de son nom de famille, pour ainsi dire. Je vais me présenter sur le court et faire ce qu’il faut pour rester concentrée et garder le contrôle sur le plan de jeu que j’ai élaboré avec Conchita, car c’est la seule chose que je peux contrôler.
Je ne peux pas contrôler l’avenir ni les résultats. Ce qui dépend de moi, c’est de faire tout ce que je peux contrôler, et on verra bien ce qui se passera », a assuré Andreeva pour Punto de Break.