L'arrière saison à St Tropez est plus agréable que le vacarme new-yorkais...On y est de plus débarrassé des touristes. 😕 Début Septembre en montagne y est plus triste et banal, on y coupe le bois pour l'hiver, les dernières vaches et ânes des alpages sont rentrés aux étables, les guides vont prendre quelques vacances avant de remonter sur les planches pour la future saison de ski; la vie d'antan reprend presque son cours, certains reprennent le rythme ancestral des veillées, les histoires seront racontées, la chasse aux chamois occupera l'esprit pour quelques temps, puis, les jours plus courts encore qu'ailleurs s'égrèneront jusqu'à l'arrivée des imbéciles ignares, ne voyant des sommets que des débuts de pistes; la montagne elle-même se camoufle sous son linceul hivernal, les marmottes n'ont plus de raison de siffler, elles entament les derniers préparatifs pour le long sommeil au fond de leurs immenses galeries. Le temps se retrouve, celui de nos ancêtres, déguisement futile devant le dérèglement climatique qui semblera s'éloigner. Mégève reprend un temps son nom, Megève est oublié, le plateau d'Emparis n'est plus le plateau de Paris comme disent les lettrés parisiens et leurs cartes, le plateau d'où l'on part, redevient dans la bouche des "autochtones" celui du moyen âge alors qu'il était une étape d'un chemin de Compostelle, après le passage du Lautaret, ( le petit col dans ce dialecte oublié de ces Huissans réfugiés en leurs montagnes après leur victoire sur les premiers Francs, qu'ils défirent à la bataille de Vézeronce, aidés de leurs alliés Allobroges); ces Huissans ayant donné leur nom à ce qui est maintenant un site chic; l'Oisans...qui ne connait l'alpe d'Huez? Le tennis estival y sera oublié, le golfe de St Trop' est bien loin...