Cela fait plus de 3h30 que les spectateurs sont cloués à leur siège devant le combat homérique que se livrent Rafael Nadal et Juan Martin Del Potro. Personne ne les attendait. Personne n'y croyait. Personne n'osait y croire. Et pourtant, contre toute logique, les voilà en finale, comme un écho d'une mélodie vieille de sept ans.
Deux gladiateurs dont les coups droits font trembler le court bleuté tout en le parant d'une pluie d'étoiles filantes.
Deux revenants dont le corps a si souvent lâché, mais le cœur, jamais.
Deux champions.
Partout dans le monde, des milliers de regards se tournent vers l'écran du hawk-eye, qui s'apprête à livrer son verdict suite à ce coup droit croisé de Del Potro.
Les secondes s'égrènent. Interminables.
Et soudain.
Out.
Explosion de lumières, de cris, d'applaudissements.
Mais pour Rafa, d'abord le silence. Le grand vide, le vertige, le genou à terre.
Puis la libération, l'explosion, ce sourire contagieux, l'écran de la télévision qui se brouille. Ou est-ce nos yeux.
Renaître, encore, toujours. Le plumage ardent du phénix embrase la nuit et ravive les flammes d'un brasier que l'on pensait éteint.
Federer, Nadal, deux facettes d'une même pièce. Valse éthérée ou tango endiablé ? Peu importe. Deux façons de danser, et de nous inspirer, mais un même message :
Affronter les flammes parce qu'elles sont chaudes, parce qu'elles sont belles, parce qu'on a besoin d'elles. En somme, vivre.

Cheba 1j
/WillyRafa 2h
/Amelie04 2j
Ferrouse 2j
lena 4j
/Laurent75 1j
/YohannB 1j
Sophie Wiltz 2j
/FanDuBeauJeu 5h
/Jbilfelafdj 1j
/FandesFrancaisXXL 5j
/coolyadutennis 1j
Bublik le goat 1j
/Ozzy77 5j
Gauthier G 13h