L’origine de la deuxième victoire d’affilée de Team Sky au Tour de France ce week-end remonte à 2007. Deux hommes ayant en commun un tempérament terre-à-terre et une ambition démesurée trouvent leur partenaire idéal : Jeremy Darroch, le directeur général de Sky, leader incontesté de la télé payante outre-Manche, et David Brailsford, alors coach de British Cycling, l’équipe cycliste nationale, devenu aussi celui de Team Pour la deuxième année d’affilée, la Grande Boucle a vécu à l’heure anglaise. Dimanche, son leader, Chris Froome, s’est imposé.Le Britannique Chris Froome, vainqueur du Tour de France 2013. - Photo Joël Saget/AFPL’origine de la deuxième victoire d’affilée de Team Sky au Tour de France ce week-end remonte à 2007. Deux hommes ayant en commun un tempérament terre-à-terre et une ambition démesurée trouvent leur partenaire idéal : Jeremy Darroch, le directeur général de Sky, leader incontesté de la télé payante outre-Manche, et David Brailsford, alors coach de British Cycling, l’équipe cycliste nationale, devenu aussi celui de Team Sky depuis 2009.Connu pour son leadership dans le football, Sky cherche alors à sponsoriser un sport sous-financé. La filiale britannique de l’empire Murdoch ne veut pas seulement signer un chèque mais soutenir un sport des « cours de récréation aux podiums ». Cela aurait pu être la natation, ce fut le vélo. De son côté, David Brailsford, dont l’attention au moindre détail dans la préparation des coureurs a fait la légende, sait que la Loterie nationale ne lui suffit pas pour financer ses efforts. Il a besoin d’un sponsor commercial pour passer à la vitesse supérieure.Cinq ans plus tard, après une première victoire de Team Sky l’an dernier dans la Grande Boucle avec Bradley Wiggins, les Britanniques ont raflé dans la foulée la majorité des médailles des épreuves de vélos aux JO de Londres. Et c’est à ce même duo qu’on doit ces trophées. Quand leurs compétiteurs n’alimentent pas les soupçons de dopage, ils reprochent à leurs coureurs d’être des robots. Le bus high-tech de Team Sky est même surnommé « Death Star » (« étoile de la mort »). Mais le résultat est là. Au début des années 2000, il n’y avait pas un Britannique dans le Tour. Dimanche, sauf accident, Chris Froome succédera à son compatriote sur la plus haute marche du podium.Un deal à 40 millions de livresSky a commencé en 2008 par se fixer comme but d’avoir 1 million de cyclistes réguliers de plus dans le pays d’ici à 2013, objectif atteint dès l’an dernier. Il a ensuite créé Team Sky en 2009, avec pour objectif une victoire au Tour dans les cinq ans. Le groupe ne communique pas volontiers sur les chiffres de son investissement, mais le deal représenterait 40 millions de livres. Qui plus est, Sky met à disposition de cette équipe sa force de frappe dans la communication, rodée auprès de 11 millions d’abonnés dépensant plus de 500 livres par an. Pour David Brailsford, qui a répondu avec Jeremy Darroch à une longue interview du « Financial Times » fin juin, le design racé de l’équipement noir de l’équipe est un facteur de motivation non négligeable.Mais là où le pacte passé entre les deux hommes devient passionnant, c’est qu’il dépasse le traditionnel mariage entre sportifs professionnels et sponsors. Il a de quoi inspirer d’autres pays en ces temps de disette budgétaire. En effet, cela ne plaît pas à tout le monde car certains y voient une compromission des instances sportives du pays, mais Team Sky, formation professionnelle, et l’équipe nationale – des amateurs, pour ce qui est du cyclisme sur piste – partagent de nombreux cadres ainsi que le même siège à Manchester. Chez Sky, on explique que si le groupe ne peut pas sponsoriser le maillot national, il équipe les cyclistes qui en font partie. La mutualisation des coureurs entre Team GB et Team Sky permet de sélectionner les meilleurs pour les différentes épreuves. Ainsi, David Brailsford a pu obtenir de coureurs qu’ils ne s’engagent pas dans la Grande Boucle pour pouvoir remporter l’or aux JO de Londres : mission accomplie.Paradoxalement, Sky ne détient pas les droits de retransmission au Royaume-Uni de la reine des épreuves cyclistes. C’est son concurrent dans la télé gratuite ITV qui les a jusqu’à 2015. Mais Sky a remporté un succès bien plus grand. Son nom est attaché à la vogue du vélo outre-Manche. Et si l’on en juge au nombre de cyclistes dans les rues de Londres, c’est un exploit marketin
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