Avec mon être entier tendu comme un flambeau
Vers ta bonté et vers ta charité
Sans cesse inassouvies,
Je t'aime et te louange et je te remercie
D'être venue, un jour, si simplement,
Par les chemins du dévouement,
Prendre, en tes mains bienfaisantes, ma vie.
Depuis ce jour,
Je sais, oh ! quel amour
Candide et clair ainsi que la rosée
Tombe de toi sur mon âme tranquillisée.
Je me sens tien, par tous les liens brûlants
Qui rattachent à leur brasier les flammes ;
Toute ma chair, toute mon âme
Monte vers toi, d'un inlassable élan ;
Je ne cesse de longuement me souvenir
De ta ferveur profonde et de ton charme,
Si bien que, tout à coup, je sens mes yeux s'emplir,
Délicieusement, d'inoubliables larmes.
Et je m'en viens vers toi, heureux et recueilli,
Avec le désir fier d'être à jamais celui
Qui t'est et te sera la plus sûre des joies.
Toute notre tendresse autour de nous flamboie ;
Tout écho de mon être à ton appel répond ;
L'heure est unique et d'extase solennisée
Et mes doigts sont tremblants, rien qu'à frôler ton front,
Comme s'ils y touchaient l'aile de tes pensées.
Émile Verhaeren
Cheba 5j
Ant9411 6j
Tiks 3j
/Amelie04 12h
HoaxEye 1j
/RobaDaMatti 5j
/jahro 6j
/FanDuBeauJeu 19h
/Jbilfelafdj 4j
Antfire L 14h
Bublik le goat 1j
/Filsdejojo 4j
Où vont-ils ces coteaux, ces coteaux sous la pluie,
qui portent sur leur dos ces forêts qui s'ennuient ?
Où donc est Andely, Andely-le-Petit?
Son coteau? Son château? Je les voyais tantôt.
Les horizons s'enfuient. La pluie tombe infinie.
Du coté des forêts, qui donc réapparaît ?
Ce géant, est-ce lui ? Est-ce toi, vieux château
qui vas courbant ton dos sous neuf siècles d'ennui ?