Ici, venez discuter de vos matchs préférés, peu importe l'époque, de vos anciens joueurs favoris, des anecdotes qui vous ont le plus marqué.



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Cheba 5j
Ant9411 6j
Tiks 3j
/Amelie04 5h
HoaxEye 23h
/RobaDaMatti 5j
/jahro 6j
/FanDuBeauJeu 12h
/Jbilfelafdj 3j
Antfire L 7h
Bublik le goat 22h
/Filsdejojo 4j
leur 1ère finale , ils ont mis la barre si haut, comment ils vont faire la prochaine fois pour faire mieux ? Oo
Sacrée finale, c'est la plus belle et la plus épique que j'ai pu voir à Roland Garros. Sachant que ça fait 20 ans que je suis le tournoi (déjà !?!)
Quant au super tie-break, je n'ai pas été dérangé non plus même si un petit 9-7 à l'ancienne (à l'image d'un Nadal Djokovic RG 2013) aurait été épique mais le match l'était tellement en lui-même que finalement ça me va. :p
Scénario de dingue en tout cas, j'aurais pas pensé que Sinner se fasse remonter de la sorte, lui qui semblait favori avant cette finale tant il paraissait imbattable et imperturbable sur ce tournoi.
Mais c'était sans compter sur Alcaraz et sa grinta, sa persévérance et son talent. Celui-ci a rejailli davantage au fur et à mesure que le match avançait.
Plus de variété dans le jeu.
Et puis quel fair-play entre ces deux grands champions, j'ai adoré.
Un bel exemple pour les spectateurs.
J'ai envie qu'on assiste à leur rivalité pour longtemps.
ce qui est bizarre c'est que je n'ai jamais entendu de plaintes des joueurs après tout c'est leur avis qui compte en premier , pourtant ils se plaignent sur plein d'autres sujets pas celui-ci.
on parle de la finale la plus longue de l'histoire de RG ! Oo
le seul bémol que j'émettrais c'est que ce super tie break soit mis à 6-6 comme pour les tie break traditionnels au lieu de le mettre à 9-9 , ca aurait été un bon compromis, car rares sont les finales en 5 sets à RG où il y a eu plus de 18 jeux disputés au set décisif.
mais bon quand je vois WIM fait jouer le set décisif jusqu'à 12-12 soit le double de jeux avant de mettre un tie break comme pour la finale WIM2019 la plus longue aussi de l'histoire de ce tournoi et même là ca râle xD
Ce match aurait mérité une meilleure fin qu'un tie-break à sens unique qui nous a vite gâché le suspens.
pour le plaisir, je ne m'en lâche pas de cette démonstration d'Alcaraz au super tie break en mode "super saiyan" xD
https://www.youtube.com/watch?v=H_WgcqV_-eE
Même si j'avoue, mon inactivité chronique s'est fait ressentir... 😬
Federer vs Djokovic WIM2019.
un match qui ne restera pas dans les annales pour le niveau de jeu : les finales 2007,2008 ou 2014 furent d'un bien meilleur niveau.
mais il le sera comme étant la plus longue finale de l'histoire de Wimbledon et la première finale qui se joue au "super tie break" au 5e set.
une défaite plus peut-être que tout autre qui laisse encore à ce jour une blessure très profonde qui ne cicatrice pas chez beaucoup de fans du suisse, impossible pour certains d'en parler et encore moins de revoir les images de cette finale.
Federer en a connu des défaites cruelles mais celle-ci à mon avis est dans le haut du panier.
Federer est passé à un point de devenir le plus vieux vainqueur d'un GC de l'histoire ,Ken Rosewall conserve donc encore ce record au moins jusqu'à 2024. ^^
match toujours difficile à revoir , Federer aura dominé dans la plupart des stats : plus de points gagnés, plus de balles de break, plus de points gagnants etc...
mais au tennis ce qui compte c'est d'être meilleur sur les points importants et hélas Federer a failli ce jour-là.
cela dit avec le recul , même si Federer avait remporté cette finale et mis à 6 longueurs son grand rival Djokovic , je pense que ca n'aurait rien changé dans la course au record , il suffit de voir qu'après cette finale Djoko a remporté 6 autres GC bien qu'ayant été privé de 2GC qui lui réussissent très bien ( WIM2020, AO2022) à cause du covid.
ce qui est dingue c'est que Federer est l'acteur de 2 des plus marquantes finales de WIM de ce 21e siècle , mais à chaque fois il est dans le rôle du perdant :(
il y a eu WIM2008 finale qui s'est terminé au crépuscule avec un scénario de dingue, puis WIM2019, si je pense que la dernière est plus anecdotique, en revanche la 1ère aurait pu changer pas mal de choses dans la carrière de Federer.
car c'est cette finale qui va enterrer le gros complexe que nourrira Federer contre Rafa et qu'il mettra près d'une décennie à s'en défaire.
J'avoue qu'elle fait toujours mal à titre perso, près de 4 ans après. ^^
J'ai pas le temps dans les jours qui viennent mais peut être plus tard, j'aimerais bien !
Content de voir qu'il y a toujours du monde avec les notifs !
J'ai apprécié tes post et ce serait avec joie de relire une autre de tes rétrospectives. :D
J'ai beaucoup moins de temps depuis près de deux ans (études + travail) mais très bientôt je reviendrai sûrement alimenter ce topic. 😕
Coucou Zarbon. :p
J'ai choisi ce match parce que ça permettait de couvrir pas mal d'évènements pour contextualiser ! J'aime beaucoup aussi le fait que dans cette histoire absolument tout tourne autour de Wimbledon : la carrière d'Henman, les débuts d'Andy, les premiers exploits de Gasquet, la relation de Murray avec son public et ses plus grandes victoires devant lui... Ca rend le tout vraiment sympa je trouve ;)
Content que ça t'ai plu en tout cas ;)
En effet, quel match !! C'est vrai que sur ce Wimbly 2008, la fantastique finale a éclipsé le reste si je puis dire mais en y regardant de plus près, il y a eu d'autres pépites sur cette édition. 😊 Ce match, cruel pour Richard (aussi proche de la victoire... :(, lui qui restait sur une belle 1/2 finale l'année précédente) mais tellement jouissif pour les Britanniques, qui avaient effectivement trouvé un "successeur" au talentueux Tim Henman. Quel scénario. 😊 En 2008, Murray avait confirmé ses exploits de l'année précédente, en remportant ses premiers M1000 et en atteignant sa première finale de GC lors de l'US Open. ^^
Sinon, toujours à Wimbly en 2008, il y avait eu un autre match dingue, c'était la victoire de Mario Ancic contre Fernando Verdasco en 1/8ème de finale là aussi. Idem, Ancic s'impose après avoir remonté un handicap de deux sets à rien et finit par s'imposer 13/11 dans la cinquième et ultime manche. ^^
En tout cas, encore merci, c'était intéressant et j'ai pris plaisir à tout lire. :)
22 Septembre 2007, Court n°1, Wimbledon, barrages de la Coupe Davis entre la Grande Bretagne et la Croatie. 4/6 6/4 7/6 6/5 15-40. Tim Henman se tient sur sa ligne, prêt à retourner le service du double Croate. A quelques mètres à sa droite, les tribunes du Court n°1, pleines à craquer. Les supporter sont venus en masse soutenir leur équipe dans la quête du groupe mondial, et saluer les derniers instants sur le court de celui qui a nourri leur passion et leurs espoirs depuis des années. Drapeaux britanniques, banderoles à l’effigie de « Gentleman Tim », et surtout des regards, tous rivés vers celui qui joue peut-être le dernier point de sa carrière. Quelques frappes plus tard, le coup droit croisé d’Henman fait mouche. Il scelle le retour de l’équipe locale dans le groupe mondial, qu’elle n’a plus arpenté depuis 2003. Le public exulte. Après une courte célébration, les joueurs s’effacent et laissent au chouchou du public Britannique les faveurs d’une standing ovation à la hauteur d’une carrière qui aura fait vibrer un peuple à maintes reprises. Sur le bord du court, le jeune Andy Murray, tout juste 20 ans, arbore un grand sourire. C’est vers lui que se dirige en tout premier Henman en se soustrayant aux applaudissements du public. S’en suit une accolade forte de sens.
Cette accolade marque la fin définitive de la Henmania. au cours de laquelle Tim Henman a été le fier étendard d’une nation qu’il a représenté honorablement sur ses terres à Wimbledon pendant des années. Pas moins de 4 demi-finales, toutes perdues face au futur couronné, et une présence systématique en deuxième semaine pendant 9 ans. Il va sans dire que la Grande Bretagne perd ce jour-là un joueur extrêmement précieux, et que le public Britannique est dans l’attente d’une nouvelle égérie. Ces espoirs prennent alors vie dans le tennis d’Andy Murray, qui à tout juste 20 ans a tout d’un futur crack du tennis. Déjà 18ème mondial, il s’est même offert le luxe d’une apparition dans le top 10 après deux demi-finales successives à Indian Wells et Miami (ironiquement perdues toutes deux face à un certain Novak Djokovic ^^). A l’heure où Federer et Nadal règnent sans partage sur l’ATP, tout porte à croire qu’Andy Murray a le potentiel pour venir bousculer cet ordre établi dans les années à venir.
C’est donc avec beaucoup de ferveur et d’attente que le public Britannique retrouve sa nouvelle coqueluche sur son gazon londonien, en 2008. Il n’est alors plus du tout un inconnu du grand public : en 2005, alors qu’il pointe au-delà de la 300ème place mondiale, il est invité à prendre part au tableau principal, invitation qu’il honore à tout juste 18 ans en passant 2 tours avant de tenir la dragée haute à David Nalbandian, ancien finaliste du tournoi qui terminera la saison à la 6ème place mondiale. Le jeune Murray mène même 2 sets à 0 avant d’abdiquer physiquement. Installé dans le top 50, il crée l’année suivante la surprise générale en battant au 3ème tour Andy Roddick, le double finaliste sortant que seul le maître des lieux Roger Federer avait été capable de renverser au cours des 3 précédentes éditions. Absent pour blessure en 2007, c’est donc avec une excitation enfantine que le public l’attend en 2008, alors qu’il progresse à toute vitesse et qu’il pointe déjà au 12ème rang mondial. Et Murray répond présent. Fabrice Santoro, Xavier Malisse et Tommy Haas écartés et le voilà en deuxième semaine.
C’est alors qu’un jeune joueur qui depuis quelques saisons fait forte impression se dresse devant lui. En 2005, il a renversé un Roger Federer au sommet de son art à même pas 18 ans, éclatant par la même occasion au grand jour. Depuis, sa progression est constante : il s’est offert la saison passée un billet pour le Masters de fin d’année, couronnant une saison dont le point d’orgue aura été une superbe demi-finale à Wimbledon, à tout juste 21 ans. Il avait notamment validé ce ticket pour les demi-finales au terme d’un match d’anthologie face à Andy Roddick. Mené 2 sets et un break, le jeune bitterois avait déployé un tennis digne de son surnom de « petit Mozart du tennis français » pour s’engouffrer dans une victoire magnifique, conclue à 8-6 dans la 5ème manche.
Ce jour-là, alors qu’Andy Murray rentre sur le Centre Court sous les applaudissements d’un public acquis à sa cause, il ne fait pas figure de favori face à Richard Gasquet. Et en effet, après un peu plus de 2 heures de match, Gasquet prend le service du Britannique d’un énième coup gagnant par son revers virtuose. Il mène alors 7/5 6/3 5/4 service à suivre dans un match qu’il domine autoritairement, ne concédant aucun jeu de service et multipliant les occasions de break. Dos au mur, Murray offre alors un petit aperçu des qualités de retourneur qui lui valent aujourd’hui la reconnaissance du monde de la petite balle jaune, et parvient à se procurer 3 occasions pour un débreak inespéré. Gasquet sert un ace, puis sauve la deuxième d’une magnifique demi-volée. Mais soudainement, peut-être sous la pression intense d’un public unanimement en faveur de Murray, il s’effondre à 30-40 et offre le débreak sur une triste double faute. Murray est toujours en vie dans un match où il a été malmené pendant 2 heures. Fort du soutien du public, il tient peut-être là un levier inespéré pour s’offrir une chance de revenir dans le match. Il lui faudra 10 minutes tenir le jeu suivant, mais c’est tant bien que mal qu’il emmène Gasquet dans un tie-break redouté par le français. Gasquet est au premier abord déboussolé, et commet de grossières fautes pour laisser Murray prendre le large. Il relève rapidement la tête, mais il est trop tard. Son adversaire est galvanisé et emporte un public en folie avec lui. D’un passing en bout de course qu’il termine debout sur la barrière des journalistes, le Britannique scelle le tie-break de la dernière chance. Lui et le public explosent, Gasquet rejoint sa chaise la tête basse.
Dès lors, c’est la descente aux enfers pour le français. Ses coups ne font plus mouche, Murray se déplace comme jamais et enfonce rapidement le clou d’un break survenu tôt dans le 4ème. Gasquet est perdu, et le sort du match semble définitif quand Murray, au terme d’un jeu où les occasions de break se multiplient, prend le large d’entrée dans le 5ème set. Gasquet ne refera pas surface, Murray manquant même de doubler la mise dans de nouveaux jeux à rallonge qui semblent enfoncer le match dans un crépuscule menaçant d’une interruption redoutée par le public. Alors que les flashs commencent à être visibles dans le stade, que Wimbledon s’éteint progressivement face à la tombée de la nuit et que tous les spectateurs du jour convergent vers la Henman Hill absolument pleine à craquer, Murray sert pour le match. D’un ultime service gagnant après 4 heures de combat, il libère le public londonien. Le match comme sa célébration restera dans les mémoires, Murray brandissant son biceps à la foule et laissant exploser toute l’adrénaline de cette victoire fondatrice.
Les deux protagonistes ressortent ensemble sous les acclamations du public, Murray serrant encore le poing. Il perdra face au futur vainqueur d’une finale d’anthologie, Rafael Nadal. Mais plus que jamais, la portée du talent de Murray aura crevé les yeux. Quelques mois plus tard, Murray achève la saison la plus aboutie de sa jeune carrière : fort de son odyssée à Wimbledon, il remporte en fin de saison 2 Masters 1000, accède à la finale de l’US Open et figure en demi-finales du Masters de fin d’année auquel il participe pour la première fois. Il ne s’offre pas moins de 3 victoires sur Roger Federer et une sur Rafael Nadal, et termine la saison à la 4ème place mondiale. Le Big 4 est formé, les 4 fantastiques ont commencé à tout rafler dans une rivalité collaborative qui décimera tous les records ancrés dans l’histoire du tennis. Aujourd’hui au crépuscule d’une carrière riche en exploit qui l’aura vu atteindre la première place mondiale, Murray a surtout mis fin à l’attente interminable du peuple anglais en soulevant par deux fois le trophée le plus convoité du monde du tennis sur le Centre Court, où il remporte également une de ses deux médailles d’or olympiques. Richard Gasquet lui n’effectuera jamais ce décollage radical malgré toutes les attentes fondées en lui, bien que sa carrière ponctuée de 15 titres ATP, d’une victoire en Coupe Davis ou encore d’une médaille olympique en ferait rêver plus d’un.
Ce jour-là sur le Centre Court, les trajectoires de Richard Gasquet et d’Andy Murray se sont croisée à jamais. Le britannique double définitivement le français au classement ATP à l’issu d’un tournoi, qui aura donné naissant à un des plus grands champions du tennis moderne.
Le match complet sur la chaîne de Wimbledon :
Moments marquants :
2:07:51 - 4-4 dans le 3ème set, Gasquet joue un excellent jeu de retour fort de 3 revers gagnants pour prendre le break
2:12:15 - Break de Gasquet sur un passing de revers, qui sonne comme la sentence finale pour Murray
2:15:48 - 3 balles de débreak pour Murray. Malgré un ace et une demi-volée magnifique, Gasquet craque et commet une double faute sur la 3ème opportunité
2:35:50 - début du tie-break après deux jeux à rallonge
2:41:32 - Murray frappe un passing en bout de course et remporte le set. Lui et le public exultent, il est alors transcendé.
3:53:57 - Gasquet semble condamné mais lâche quand même un joli smash dos au filet ^^
3:57:40 - le Centre Court en feu et la Henman Hill débordante de public acclament Murray qui sert la balle de match. Service gagnant, le Britannique signe un victoires exceptionnelle.
dédicace à ceux qui auront lu jusqu'au bout :p
Oui, Djokovic était vraiment impressionnant sur cette saison, 2011 avait vraiment été l'année du changement de dimension pour le Serbe. En effet, série d'invincibilité exceptionnelle, je me souviens avoir été très agréablement surpris que Federer réussisse la perf en 1/2 finale de RG ! ^^
RG aura été le GC le plus difficile de bon nombre de grands champions : Agassi, Federer et Djokovic. Et surtout des grands joueurs offensifs, adeptes du service volée pour la plupart : Connors, McEnroe, Becker, Edberg et Sampras qui ne l'ont jamais remporté !
Hâte de lire ton post. :)
C'est clair que c'est une immense saison que Djokovic a sorti en 2011 pour venir enfin détrôner le duo Fedal infernal ! A cette fin de saison un peu sur les rotules près, il tenait quelque chose digne de McEnroe en 1984, où Big Mac avait terminé avec 3 défaites seulement (2 même si comme dans ton article on tient pas compte de la Coupe Davis) dont cette finale imperdable à Roland Garros.
D'ailleurs le parallèle entre leurs deux séries de victoires est assez marrant, ils arrivent tous les deux à RG avec le même nombre de victoires consécutives (36) qu'ils souhaitent porter à 43 en remportant ce tournoi qui aura été l'épreuve ultime pour eux deux ! Ils perdront tous deux face à un de leurs plus grands rivaux dans 2 matchs qui sont inscrits profondément dans la légende de la Porte d'Auteuil !
Je vais ptet écrire un ptit truc sur un match ce soir, le top 100 des matchs de Wimbledon d'Eurosport m'a inspiré ^^
Désolé pour le retard important. :/
Je poursuis la rétrospective des années 2010 avec l'année 2011 !
Pour gagner du temps, je citerai ici des articles déjà existants car la conception des textes pour l'année 2010 m'avait pris pas mal de temps et c'était difficile de jongler avec mes obligations personnelles. ^^
Pas de surprise quant au joueur ATP sur lequel toute la lumière doit être mise. ^^
Année 2011: Djokovic, le nouveau maître du tennis
Novak Djokovic a régné en monarque absolu sur le circuit ATP en cette année 2011, signant l'une des saisons les plus réussies de l'histoire, avec dix titres, dont trois du Grand Chelem (Australie, Wimbledon, US Open), et couronnée par la première place mondiale.
Longtemps cantonné au rang de N.3 mondial, derrière les incontournables Roger Federer et Rafael Nadal, le Serbe a attendu d'avoir 24 ans pour véritablement exploser, porté par la confiance sans bornes née de la victoire de son pays en Coupe Davis, en décembre 2010.
Intouchable à l'Open d'Australie, le seul tournoi du Grand Chelem qu'il avait remporté jusque-là, en 2008, «Djoko» a enchaîné les succès, portant sa série de victoires consécutives à 41, soit une de moins seulement que le record de John McEnroe en 1984.
Seul Roger Federer lui a résisté
C'est Roger Federer, le seul à avoir su lui résister cette année, qui y a mis un terme, dans le crépuscule d'une soirée parisienne, sur la terre battue de Roland-Garros. Mais le Serbe ne s'est pas arrêté en si bon chemin.
A Londres, il a réussi en juin un doublé magistral, remportant Wimbledon, le rêve de sa vie, et s'offrant la place de N.1 mondial, à l'âge de 24 ans et 43 jours.
Sa deuxième défaite de la saison, en 64 matches, n'est arrivée qu'en août en finale du tournoi de Cincinnati, sur abandon, face à Andy Murray.
Ce qui ne l'a pas empêché de s'imposer à l'US Open, en donnant la leçon à Nadal pour la sixième fois en six finales cette année. Ce faisant, il est devenu le septième joueur de l'ère Open à gagner trois Grand Chelem en une saison, après Nadal, Federer (3 fois), Rod Laver, Jimmy Connors et Mats Wilander.
Une saison accomplie
Avec sa défense inoxydable et ses jambes de feu, le Serbe, fortifié par un régime sans gluten, a aussi ajouté cinq Masters 1000, sur six disputés, à sa collection, pour une saison plus accomplie que Nadal et Federer n'en ont jamais connue.
Mais le «Djoker» a fini par payer sa débauche d'énergie. Sa fin de saison, après son abandon en demi-finale de la Coupe Davis, n'a été qu'un long et pénible calvaire, entre blessures et défaites peu dignes de ce qu'il avait montré jusque-là.
Il a déclaré forfait pour le Masters 1000 de Shanghai, a renoncé avant son quart de finale à Paris-Bercy, a subi la loi du jeune Japonais Kei Nishikori à Bâle, puis de son compatriote Janko Tipsarevic et de l'Espagnol David Ferrer au Masters de Londres.
Djokovic, qui a battu le record des gains obtenus sur une même saison avec 12,6 millions de dollars (9 MEUR), a finalement conclu sa saison avec un total de 70 victoires pour six défaites. Mais le plus dur commence presque maintenant pour lui, tant il lui sera difficile de rééditer pareille performance.
Il a une montagne de points d'avance sur Nadal au classement ATP (4000). Mais aussi une montagne de points à défendre sur les six premiers mois de l'année, ce qui devrait le placer sous une intense pression en 2012. D'autant que son auréole d'invincibilité s'est craquelée ces dernières semaines.
Source : 20minutes.fr
Quel match, j'avais d'ailleurs fait un résumé sur la page 2 du topic pour ceux qui veulent voir. ^^
Match à jamais gravé dans l'histoire surtout qu'il y a de grandes chances pour qu'il reste le match le plus long pour très très longtemps. ^^
le gars qui a fait une crise sous sa douche de dépit bien logique :p
Il y a dix ans, Nicolas Mahut et John Isner entamaient à Wimbledon un rencontre qui allait durer 11H05 et se terminer par un 70-68 au cinquième set.
Tout a commencé il y a exactement dix ans par une banale rencontre du premier tour de Wimbledon disputée sur le court 18 entre un joueur américain, John Isner, 19e mondial, et un Français, Nicolas Mahut, 148e mondial. Deux jours plus tard, cette partie va entrer dans l’histoire du tennis avec une victoire (il fallait bien un vainqueur), du premier nommé au bout d’un thriller de onze heures et cinq minutes avec un score juste incroyable et irréel de 6-4, 3-6, 6-7, 7-6... 70-68. Commencé un mardi peu après 18h, la partie allait se terminer le jeudi avec deux gladiateurs à bout de forces. Deux combattants qui allaient logiquement entrer dans le Guinness World Records : “Quel match incroyable !”, salua Craig Glenday, éditeur en chef de l’ouvrage en 2010. “Un exploit sans précédent qui traduit la force et l’endurance étonnantes de ces deux joueurs. Il est déjà rare d’établir un tel record, mais le faire sous la pression d’un tournoi majeur et devant des millions de spectateurs, c’est tout simplement grandiose.”
Au tableau d’honneur de ce match, le record du plus long match de tennis professionnel, mais aussi dans un tournoi du Grand Chelem, et joué à Wimbledon. Les deux protagonistes inscrivirent aussi leur nom dans l’histoire pour les records du plus grand nombre de jeux (183) dans un match de tennis professionnel, dans un tournoi du Grand Chelem et à Wimbledon. En décochant 112 aces, John Isner a décroché le record du plus grand nombre d’aces dans un match de tennis professionnel, dans un tournoi du Grand Chelem et à Wimbledon. Enfin pour porter le nombre de records à douze, Isner et Mahut ont joué le match de tennis avec le plus grand nombre de jeux (138) sur un set (le cinquième) d’un match de tennis professionnel, d’un tournoi du Grand Chelem et à Wimbledon.
Si John Isner n’aura pas eu besoin de digérer cette rencontre dans les semaines qui suivirent, ce n’est pas vraiment le cas de Nicolas Mahut qui malgré un très beau palmarès (numéro un mondial en double, victoires dans tous les tournois du Grand Chelem en double et succès en Coupe Davis avec la France) restera pour toujours le perdant de cet affrontement historique. C’est à travers un livre éponyme, “Le match de ma vie”, sorti un peu moins de deux ans après ce duel titanesque que le Français a pu extérioriser ses sentiments.
“Avec le temps, on me parle de moins en moins de ce match, heureusement d’ailleurs. Mais c’est vrai que si aujourd’hui j’ai une image, je la dois davantage à ce match qu’à mes résultats sportifs. On me reconnaît comme le gars qui a joué le match le plus long de l’histoire avec John Isner à Wimbledon. Ce match m’a marqué au fer rouge.”
Et dix ans plus tard, Nicolas Mahut ressent de la fierté quand on lui parle de cette rencontre.
“C’est encore très frais dans ma mémoire, je me souviens très bien de ce qui s’est passé, et en même temps il s’est passé tellement de choses depuis que je mesure le chemin parcouru", a expliqué l’intéressé à France Info la semaine dernière. Après le match, ça aurait pu être quelque part la fin de ma carrière. Aujourd’hui je suis très reconnaissant d’avoir joué ce match. Il y a beaucoup de fierté. J’ai un regard différent dix ans après. Sur le coup, il y avait beaucoup de frustration. J’étais en vrai décalage entre les gens qui me félicitaient – je ne comprenais pas d’ailleurs cet engouement – et la détresse dans laquelle moi je me trouvais. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre cela. Aujourd’hui je mesure que ce match-là allait au-delà du simple fait victoire-défaite. D’ailleurs, aujourd’hui les gens se demandent si je l’ai gagné, mais ils se souviennent du match… Oui, beaucoup de fierté d’avoir mon nom à côté de celui de John sur une plaque sur le court 18. Beaucoup de fierté d’être dans le musée de Wimbledon. J’ai su très rapidement que je ne marquerais pas l’empreinte du tournoi en le gagnant en simple, je voyais très bien que je n’avais pas les capacités, donc le fait d’y être associé pour toujours, c’est une grande joie.”
Tout comme celle d’être reconnu par les autres joueurs du circuit : “J’ai gagné la reconnaissance de mes pairs, des plus grands joueurs, parce que tout le monde m’a félicité. Tout le monde a pu reconnaître dans ce match, que ce soit John ou moi, qu’on avait donné un bel exemple pour ce sport. Pour moi, c’était une vraie victoire parce qu’être reconnu par les plus grands de ce sport, c’est une vraie reconnaissance.”
John Isner, lui, a longtemps gardé en mémoire les heures après sa victoire : “Dans le vestiaire mon entourage m’a directement amené à manger mais j’en étais incapable. Je me suis plongé dans un bien de glace pour récupérer, j’ai mis de la glace sur mon bras car j’avais des courbatures. Et la nuit suivante, je n’ai pas beaucoup dormi ; j’avais vécu trop d’émotions dans un match où deux joueurs n’ont rien abandonné tout en pratiquant un bon tennis. Ce match, je ne vais jamais l’oublier.”
Et pour preuve, il y a quelques semaines lors du confinement, le joueur américain a posté sur ses réseaux sociaux une photo de cette rencontre avec une petite phrase humoristique soulignant que le confinement risquait d’être aussi long que son match face à Nicolas Mahut.
Et pour Justine, ça m'avait déçu aussi cette attitude lors de la finale de l'OA 2006 mais heureusement que la finale de Wimbly fut différente, c'était vraiment un grand match que j'avais adoré, pour ça que j'ai partagé les highlights sur ce topic. ^^
Merci Laurence pour cet article. ^^
Le comeback de Justine était impressionnant à Melbourne, je pensais qu'elle ferait comme Kim mais malheureusement, le physique aura eu définitivement raison de la carrière de la quadruple vainqueur de Roland-Garros. :(
Par Thibaut Vinel
Le 31 mai 2010, les tribunes du Suzanne Lenglen étaient assez grandes pour accueillir le huitième de finale qui opposait la 7e tête de série, l’Australienne Samantha Stosur, à la 23e joueuse mondiale, Justine Henin. Le temps était frais. Henin sortait d’un succès étalé sur deux jours face à Maria Sharapova. Elle n’avait pas affiché un jeu flamboyant depuis l’entame du tournoi.
Scotchés devant leur télévision ou présents en tribune, les fans de l’une des icônes de Roland Garros ignoraient que Justine Henin disputait son dernier match à la Porte d’Auteuil.
La rencontre démarrait de la plus belle des manières pour la Rochefortoise qui prenait un break rapide pour se détacher à 2-0. Elle ne lâchait jamais son avance pour ravir la première manche.
Son visage n’était pas serein. Sa marge de manœuvre n’était pas si grande. Face à elle, elle devait composer avec une Australienne qui arrivait à maturité.
Dans le deuxième set, c’est d’ailleurs la puissance et la précision de la future finaliste de "Roland" qui ont détruit le jeu de Justine Henin.
Lors du set décisif, les deux guerrières se rendaient coup pour coup avec beaucoup d’audace. Henin était la première à craquer à 4-4. Un dernier smash facile de Stosur éliminait l’une des chouchoutes du public parisien. La nervosité avait choisi son camp ce 31 mai 2010.
Justine Henin a donc été éliminée en huitième de finale sur le score de 2-6, 6-1, 6-4 au terme d’une bataille d’1h46.
"Je n’étais pas à mon meilleur niveau cette année", confiait-elle à l’époque. "Depuis le début du tournoi, j’étais plus nerveuse que d’habitude. Je suis déçue, mais c’est ainsi. Je reviens de loin. J’ai arrêté ma carrière pendant deux ans. J’ai toujours dit que 2010 serait une année de transition. J’ai besoin de temps pour me reconstruire."
L’ancienne n°1 mondiale pouvait quitter le ring la tête haute. Dans l’ombre du bois de Boulogne, elle a remporté à quatre reprises le match du samedi de la deuxième semaine (2003, 2005, 2006, 2007).
En 2010, elle restait sur une série de 24 victoires d’affilée sur la terre battue parisienne.
Ce jour-là, elle a été bousculée par une fille qui n’avait rien à perdre et qui a joué son va-tout sans réfléchir. D’ailleurs, en quart de finale, Samantha Stosur s’est offert une autre victoire de prestige en prenant la mesure de la n°1 Serena Williams, 8-6 au 3e. En demi, elle balayait Jelena Jankovic, 4e tête de série, en ne lui laissant que trois jeux. Étonnamment, elle chutait en finale contre Francesca Schiavone. Pour la petite histoire, au premier tour, elle avait battu une jeune qualifiée roumaine, Simona Halep.
"Face à Justine, le match était bizarre", analysait l’Australienne. "Chaque joueuse a dominé l’autre. Je suis restée calme en fin de match. J’avais le sentiment de contrôler la partie. Justine a faibli physiquement. Je l’ai sentie frustrée. J’ai pris plus de confiance. Je sentais qu’elle était à ma portée. Je me fais un devoir de garder la tête froide comme mes modèles Steffi Graf et Monica Seles. Cet état d’esprit a fait la différence aujourd’hui. Quand on a battu Henin à Roland Garros, on ne doit plus craindre personne."
Quant à Justine Henin, elle se rapprochait tout doucement de la sortie définitive du circuit. Au soir de cette défaite dans la Ville Lumière, elle ignorait qu’il ne lui restait plus que huit mois à vivre sur le circuit. En effet, en janvier 2011, Svetlana Kuznetsova l’envoyait définitivement à la retraite dès le 3e tour. En l’espace de huit mois, elle n’a disputé que trois autres tournois : titre à s’Hetogenbosch, huitième de finale à Wimbledon avec une blessure fatale au poignet et 3e tour à l’Open d’Australie.
Samantha Stosur a gâché son 28e anniversaire, que Justine rêvait de fêter à Paris. Le Suzanne Lenglen est devenu le cimetière de ses ambitions parisiennes. C’est sur ce court qu’elle a perdu ses trois derniers matches à Paris (2002 face à Kapros, 2004 face à Garbin et 2010 face à Stosur).
Elle n’imaginait pas qu’elle ne reverrait plus jamais Roland-Garros avec un pass de joueuse. En juin 2010, elle s’étendait sur la tâche qui l’attendait. "Cette défaite prouve l’étendue du chemin qu’il me reste à parcourir. Depuis que j’ai repris ma carrière, j’alterne le meilleur et le moins bon. En Australie, l’euphorie de mon retour et l’effet de surprise m’ont aidée. Mais je n’ai pas la constance nécessaire pour prétendre remporter un tournoi comme Roland Garros. Je dois l’accepter. Et travailler, encore et encore."
Elle ne s’était pas trompée, mais elle n’avait pas prévu que son corps l’obligerait à renoncer à ce dessein ambitieux.
"Pas prête pour gagner un Grand Chelem"
Carlos Rodriguez n’avait pas peur de mettre le doigt où ça fait mal lors de l’analyse.
Derrière tous les instants de la carrière de Justine Henin se cache son fidèle coach, Carlos Rodriguez. Le Belgo-Argentin a toujours eu une analyse fine des prestations de sa protégée. À la sortie du court le 31 mai 2010, il avait été assez cash sur le niveau de jeu affiché par l’ancienne reine du circuit.
"Justine n’est pas prête pour gagner un tournoi du Grand Chelem. Elle n’est pas assez solide dans son jeu et dans sa tête. Il faut accepter ce fait", expliquait-il en 2010.
Il allait même plus loin. "Elle a besoin de dépenser beaucoup d’énergie pour gagner le moindre set. Elle a envie de bien faire, mais elle n’y arrive pas vraiment."
Il voit alors Justine Henin mettre le pied sur des terrains plus sombres : la frustration, la peur et la nervosité…
Loin de tirer à boulets rouges sur sa joueuse, il plaidait sa cause devant les médias. "N’oubliez pas qu’elle a été absente pendant dix-huit mois. Elle a besoin de temps. On ne redevient pas n°1 comme ça."
Ses grandes performances à Brisbane et à Melbourne avaient laissé penser que le boulot était déjà largement digéré, mais le tennis impose la patience. "Elle n’avait rien à perdre et jouait sans pression."
Quand on s’appelle Justine Henin, il est impossible de ne pas être sous pression à la Porte d’Auteuil.
"Là, il faut assumer ce qui n’est pas simple. Face à Samantha Stosur, elle n’a jamais pris ses responsabilités. Elle n’est pas allée chercher la victoire d’une façon conquérante. Elle était trop passive. Justine n’a tenté que deux amorties et trois montées au filet. Elle avait peur de prendre le moindre risque. Stosur n’était pas invincible. Elle jouait avec la peur au ventre. Avant, Justine utilisait le moindre passage à vide de ses adversaires pour dicter sa loi", concluait Carlos Rodriguez sans ambages. Dix ans plus tard, les coaches n’ont plus le même franc-parler.
Sinon j'espère toujours revoir la demie entre Federer et Djokovic à RG en 2011 ^^
Oh que oui !! :D
Cet AO aura été assez magique notamment avec le parcours rafraichissant de Baghdatis qui est un peu sorti de nulle part et qui reussira à remonter un handicap de deux sets de retard en 1/4 contre Ljubicic et en demi contre Nalbandian 😊 il prendra même un set a Roger en finale malgré la fatigue ^^(le premier et il fera jeu égal avec Roger dans le deuxieme avant de s'ecrouler physiquement dans le 3eme et 4eme set)^^
D'ailleurs, non seulement Clément était mené 2 sets à 0 mais ce dernier avait également sauvé une balle de match !
J'avais lu quelque part que ce match, ainsi que la finale Agassi vs. Clément, avaient été diffusés sur TF1. Pour corroborer ces faits, mon père m'avait dit qu'il avait déjà vu l'Open d'Australie à la télé alors qu'on a jamais été abonné à Eurosport, Canal, etc... ^^
Bon, en général quand un Français atteint une finale de GC, ça passe en clair, je me souviens que le Djokovic vs. Tsonga de l'OA 2008 n'avait pas échappé à la règle.
Clément et Grosjean tournaient autour du même rang pendant ce tournoi, ils ont été très forts tous les deux puisqu'Arnaud bat tout de même Ievgueni Kafelnikov (vainqueur en 1999 et finaliste en 2000), Sébastien a éliminé Magnus Norman et Carlos Moya. 😊
Agassi a mis une raclée en finale, c'est vrai, est-ce que Grosjean aurait fait mieux ? Peut-être, peut-être pas. 😛
Une chose est sûre, c'est que Grosjean a été impressionnant sur la suite de cette saison 2001 (1/2 à Monte-Carlo, nouvelle 1/2 en GC à Roland-Garros, unique titre de la saison lors du Masters de Paris-Bercy puis finale lors du Masters pour terminer 6e mondial en 2001). Clément, c'était moins fou, il atteint la 10e place en avril mais finit 17e en fin de saison, il n'a pas fait d'autre grosse perf après Melbourne.