Philippoussis n'a pas connu une carrière très impressionnante; on peut se demander ce qu'il pouvait apporter à Tsitsipas sur le très très haut niveau, n'ayant jamais vu celui ci que d'assez loin. Ferrero a, par exemple, complètement su maximiser son jeu jusqu'à devenir numéro 1, gagner un grand chelem à une époque ultra concurrentielle; il a ainsi cotoyé pas moins de 11 joueurs ayant été ou allant atteindre le sommet quand ils n'étaient pas déjà en place. Son école est un modèle, Alcaraz est déjà le deuxième très fort joueur issu de celle ci. Et cela , en moins d'une dizaine d'années suivant son retrait. Il apporte le petit plus mental dont on parle tant depuis quelque temps. L' environnement de ses "poulains", leur lieu de vie qu'il met à leur disposition, tout concourt à leur épanouissement. ( si on prend un exemple hors tennis, les patineurs français en danse sur glace Papadakis Cizeron, sortis très tôt des structures fédérales, ont tout raflé ces dernières années, en s'entourant sous les moqueries du début, d'une psychanalyste, d'un chorégraphe venu du ballet, de kinés...Ont intégré des techniques de récupération de pointe etc...). Tsitsipas se doit maintenant, alors qu'il ne lui reste plus que ce tout petit mais gigantesque pas à franchir pour atteindre ses rêves, de se débarrasser de ces entraineurs "bricoleurs" du dimanche, ne voyant que l'aspect mercantile de ce travail ou la seule passion ( très souvent aveugle ), car il est certainement, avec Zverev l'un des seuls de sa catégorie d'âge à pouvoir exploser à l'avenir. Les années passent vite...