« Je n’ai pas touché la raquette pendant sept mois » : Burel revient sur sa grave blessure au genou
De retour à Roland-Garros, Clara Burel raconte sa reconstruction physique et mentale après sa grave blessure. La Française, opérée du genou, évoque un parcours éprouvant, la confiance retrouvée et un premier tour déjà crucial face à Katie Volynets.
Clara Burel est de retour à Roland-Garros. La Française, absente pendant l’ensemble de la deuxième partie de saison dernière en raison d’une rupture du ligament croisé du genou subie avec la France en BJK Cup en avril 2025, va disputer le Grand Chelem parisien pour la première fois depuis 2024.
Battue d’entrée par Anna Kalinskaya il y a deux ans, la Rennaise affronte Katie Volynets ce dimanche en début d’après-midi sur le Court Simonne-Mathieu. Présente en conférence de presse avant d’entamer son tournoi contre l’Américaine, Burel, âgée de 25 ans, est revenue sur sa période d’indisponibilité l’an passé.
« J'avais toujours espoir de guérir et de revenir à mon meilleur niveau »
« C’est vrai que c’était difficile l’année dernière. Il y a un an pile, je venais de me faire opérer. Je ne regardais pas trop Roland-Garros, parce que c’était difficile d’allumer la télé devant moi et de regarder les matchs.
Je suis vraiment contente d’être ici cette année, d’être en bonne santé et d’avoir bien récupéré de mes blessures, surtout celle au genou. Cela n’a pas été facile, mais j’ai passé pratiquement une année en soins, en rééducation et en réathlétisation.
Je n’ai pas touché la raquette pendant au moins sept mois, donc je suis très contente d’être ici. J’avais toujours espoir de guérir et de revenir à mon meilleur niveau. Je me disais que ce n’était pas de chance d’avoir cette blessure, mais qu’il fallait faire le maximum pour revenir dans un premier temps puis d’être performante.
J’ai aussi eu la chance d’avoir Loïs (Boisson) comme exemple. Elle a montré que c’était possible de se remettre et de revenir au plus haut niveau. Chaque semaine, c’était de mieux en mieux depuis Saint-Malo. C’est hyper positif.
« Retrouver les repères et les automatismes, c'est ça qui est le plus difficile »
Au début, j’avais de bonnes sensations à l’entraînement, mais forcément, en match, c’était plus difficile, surtout quand on a été arrêtée pendant plus d’un an. Je savais que mon niveau de jeu était là, mais retrouver les repères et les automatismes, c’est ça qui est le plus difficile.
Il faut aussi reprendre confiance en ses appuis, et quand il y a la tension du match, ça réagit différemment, donc il y a tout ça à mettre en place mais j’espère que ça va revenir rapidement », a assuré Burel, qui a également évoqué son adversaire au premier tour.
« Je n’ai jamais joué contre Volynets. Je la connais bien, elle a mon âge. On se connaît quand même depuis une dizaine d’années. Je sais que c’est une très bonne joueuse qui est dans le top 100 depuis de nombreuses années.
Cela va être un match hyper solide et je vais devoir être forte, mais j’ai hâte de jouer ce premier match un peu important depuis ma reprise », a conclu Burel pour Tennis Actu TV.