« J’ai réservé mon vol cinq minutes après la cérémonie » : Rinderknech revient sur la finale face à son cousin Vacherot à Shanghai
Arthur Rinderknech revient sur la finale surréaliste de Shanghai face à son cousin Valentin Vacherot. Entre émotion, nervosité et crampes sur le podium, le Français raconte un épisode qu’il considère comme unique dans l’histoire du tennis.
24e mondial, Arthur Rinderknech s’est incliné en quarts de finale de l’ATP 250 de Genève. Le Français a livré un beau combat contre Alexander Bublik, mais a fini par céder en trois sets (5-7, 6-4, 6-2 en 1h54).
Cette semaine, le joueur de 30 ans pointe à son meilleur classement en carrière. Celui-ci a été facilité par son parcours exceptionnel au Masters 1000 de Shanghai en octobre dernier.
En effet, Rinderknech avait atteint la finale à la surprise générale, dominant notamment Alexander Zverev, Félix Auger-Aliassime puis Daniil Medvedev dans le dernier carré. Mais pour le titre, le Français avait affronté son cousin Valentin Vacherot, dans une finale aussi inédite qu’inattendue.
Finalement, le Monégasque l’avait emporté en trois sets, devenant par la même occasion le joueur le moins bien classé à remporter un Masters 1000 (il était 203e au moment d’entamer les qualifications).
Quelques mois plus tard, Rinderknech a évoqué ce tournoi surréaliste avec un dénouement fantastique dans le scénario face à un joueur qu’il connaît parfaitement depuis l’enfance.
« C'est quelque chose qui ne se reproduira plus dans l'histoire du tennis »
« Nous étions en huitièmes de finale, puis en quarts. À ce moment-là, nous ne pensions pas que nous allions nous affronter en finale. Il n’y avait aucune chance que cela se produise. Nous savions que nous allions perdre à un moment donné, mais c’était déjà amusant que les gens pouvaient penser que ce scénario était possible.
Ensuite, en demi-finales, tout allait bien pour Valentin (Vacherot) contre Djokovic, il gagne la balle de match et je me dis : "Je dois gagner et nous sommes tous les deux en finale."
C’est quelque chose qui ne se reproduira plus dans l’histoire du tennis. La finale, je ne l’ai pas bien commencée, j’étais nerveux et je le ressentais sur le court. Lors de la cérémonie de la remise du trophée, c’était difficile par rapport à tout ce qui s’était passé sur les deux semaines.
« J'ai eu des crampes sur le podium, mon quadriceps commençait à me faire souffrir »
Bien sûr, nous avons tous les deux pleuré. J’ai eu des crampes sur le podium. Mon quadriceps commençait à me faire souffrir. Pour être honnête, j’ai réservé mon vol cinq minutes après la cérémonie. J’étais dans la voiture officielle du tournoi qui m’emmenait directement à l’aéroport de Shanghai.
En ce qui concerne mon nouveau statut, plus vous êtes haut au classement, plus vous avez des attentes envers vous-même. Vous affrontez des joueurs qui jouent libérés parce qu’ils n’ont rien à perdre contre vous.
Mais je préfère me concentrer sur moi-même, sur mon jeu, ma condition physique et ma volonté de m’améliorer jour après jour », a ainsi assuré Rinderknech ces dernières heures selon des propos recueillis par Tennis Up To Date.